« Wow », c’est le seul mot que je trouve pour qualifier 2016.

Je l’ai très mal commencée, avec un emploi qui ne me convenait plus du tout, une ville que je ne supportais plus, un ras-le-bol général, un besoin de changement et surtout un sentiment d’impuissance : je voyais ma vie s’orienter d’une façon qui ne me plaisait pas du tout, mais je ne savais pas quoi faire pour redresser la barre.

Et puis, en très peu de temps, tout a basculé.

 

Sud Web

D’abord, il y a eu Sud Web. Je me suis inscrite sur un coup de tête, alors que je n’en avais absolument pas les moyens (merci le cadeau d’anniversaire quémandé plusieurs mois à l’avance !), et je ne regrette pas une seule seconde. Pour citer un passage de mon billet de retour d’expérience :

Chaque intervention m’a apporté quelque chose, que ça soit un conseil directement applicable dans ce que je fais tous les jours au boulot ou une piste de réflexion plus générale. Certaines phrases qui ont été prononcées pendant Sud Web, que ça soit sur scène ou dans un moment off, sont entrées en résonance avec mes réflexions actuelles sur mon travail, mon évolution et plein d’autres choses trop longues à détailler ici.

Ces deux jours ont été remplis d’occasions de me remettre en question professionnellement et je pense que ce genre de réflexion est salutaire si on ne veut pas stagner.

Et surtout, j’ai pu me rendre compte que je n’étais pas la seule à me demander comment concilier travail & passion, comment trouver le temps pour mes 20.000 projets perso, quelles alternatives sont possibles au CDI-35h classique…

Ce que Sud Web m’a permis de réaliser, c’est qu’à défaut de trouver le poste de mes rêves, je peux me le fabriquer, et que m’accrocher à un travail qui ne me convient pas du tout n’est pas forcément une bonne solution.

J’ai hâte d’y retourner cette année !

Simonæ

Début juillet, j’ai écrit une suite de tweets dans lesquels je déplorais de ne pas trouver de magazine féministe à mon goût, et que je finissais par « Sinon, quand est-ce qu’on se lance ? ».

Je n’avais pas imaginé un seul instant que des dizaines de personnes seraient intéressées pour participer, et que cette idée se concrétiserait deux mois plus tard…

Participer à Simonæ m’a permis de réaliser – ou en tout cas m’a confirmé – plusieurs choses :

J’aime écrire. Faire des recherches, construire un plan, formuler, reformuler, passer 20 minutes à trouver le bon synonyme, vérifier l’orthotypographie… J’ai toujours aimé faire ça, je ne savais juste pas sur quoi écrire.

J’aime encore plus organiser. Tenir le planning de publication, m’assurer que chacun·e accomplit les tâches qui lui ont été attribuées, animer les réunions, gérer les recrutements, proposer des sujets d’articles, relire & valider les articles une fois écrits, faire la mise en page…

J’ai besoin d’être utile pour être heureuse. Ça peut paraître ridicule, mais c’est le cas. Simonæ est utile, et y participer me rend heureuse. Je ne peux plus imaginer travailler sur un projet qui ne me correspond pas éthiquement parlant.

Bon, et accessoirement, lancer ce projet m’a permis de rencontrer plein de personnes formidables <3

Bordeaux

J’ai démissionné mi-août et j’en ai profité pour quitter Bordeaux, après 6 ans.

C’est une belle ville, j’y ai une bonne partie de mes ami·e·s et j’y ai passé de très bons moments, mais j’en ai fait le tour, et surtout je ne supportais plus les agressions quotidiennes.

Changer de ville, d’environnement m’a fait un bien fou. Je respire à nouveau. Il était vraiment temps que je bouge.

Pour la suite je suis partagée entre mon amour de Paris, mon envie de m’expatrier au Québec et mes rêves de tiny house au milieu de la forêt… On verra bien où je suis dans six mois ou un an, pour l’instant Nantes me convient bien.

… et tout le reste

  • Je ne suis presque pas allée au cinéma, pour la première fois depuis des années. Et ça me manque. Je vais essayer d’y aller (beaucoup) plus cette année, même si l’heure et demi de transports en commun qui me sépare du ciné ne va clairement pas me faciliter la tâche…
  • Je me suis détachée de plusieurs personnes toxiques, ou qui en tout cas m’apportaient beaucoup moins que ce qu’elles me « coûtaient » (en terme de confiance en moi, de confort, de bien-être…), et ça m’a fait énormément de bien, donc je compte bien continuer sur cette voie.
  • J’ai décidé d’arrêter de prendre autant en compte le regard des autres. Si quelque chose me plait, je le fais, point. Et tant pis si ça ne colle pas à l’image que j’essaye de renvoyer depuis (trop) longtemps.
  • Dans la même veine, j’ai définitivement arrêté l’élitisme culturel à la con cette année. J’aime regarder Teen Wolf, écouter des sea shanties, et j’en ai marre de m’entendre me justifier « nan mais ça, c’est ma musique pour quand je fais du sport, tu comprends » alors que, clairement, osef.

Et pour 2017 ?

Je vais déjà essayer de faire démarrer correctement mon activité de freelance et continuer à faire grandir Simonæ. Pour le reste, je n’ai pas envie de prendre de grande résolution ou de tirer de plans sur la comète, je crois que 2016 m’a montré que les choses se passent rarement comme prévu : si on m’avait dit le premier janvier 2016 que j’allais démissionner, déménager et lancer un magazine, je n’y aurai clairement pas cru !

En tout cas, je vous souhaite une excellente année 2017, qu’elle soit pleine de surprises et de bonnes choses ! Et de chatons aussi, c’est important les chatons !