Personnes transgenres menacées : comment être un·e bon·ne allié·e ?

L’information est tombée dimanche dernier : l’administration Trump envisage de supprimer toute existence légale des personnes transgenres aux États-Unis, en définissant le genre comme strictement masculin ou féminin, immuable et lié aux organes génitaux observés à la naissance.


Le New York Times a révélé le contenu d’un mémo du département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, qui réfléchit actuellement à une définition explicite du genre comme étant déterminé « sur une base biologique qui est claire, fondée sur la science, objective et applicable à un niveau administratif ». Cette décision reviendrait à purement et simplement faire disparaître toute reconnaissance des personnes transgenres, ainsi qu’à leur refuser toute protection liée à leur situation.

« En ce moment-même le gouvernement est en train de débattre ouvertement l’idée de considérer une catégorie de personnes comme n’étant pas des personnes. Ce n’est pas un «glissement» vers le fascisme. Nous sommes en plein dedans. »

Les implications d’une telle décision administrative seraient considérables : 1,2 million de personnes (estimation avancée par le New York Times) seraient alors réassignées sans leur consentement à un genre qui n’est pas le leur. Ces personnes auraient alors un passeport et des papiers d’identité qui ne leur correspondent pas, et n’auraient donc pas accès à l’immense majorité des emplois, pourraient se voir refuser toutes sortes de soins médicaux, n’auraient pas accès aux foyers pour personnes sans abri, et la liste est encore longue.

Quant aux personnes intersexuées [1] [2], dont on estime qu’elles représentent jusqu’à 1,7 % des naissances chaque année dans le monde, ce projet de loi ne prend tout simplement pas en compte leur existence, et leur ôte tout droit à l’autodétermination.

L’administration Trump a déjà fait preuve à de nombreuses reprises de sa transphobie (et de sa LGBTphobie en général), et même si ce projet de loi est abandonné comme je l’espère, il est probable qu’il sera suivi par d’autres. Nous avons dépassé depuis longtemps le moment où de simples « c’est horrible », « ce n’est pas le pays que j’aime » ou « Trump est vraiment stupide » constituaient un soutien suffisant.

Pour les personnes cisgenres qui voudraient se rendre utiles, il n’y a qu’une seule chose à faire : agir.

Dernier point : j’ouvre cet article en prenant l’exemple des États-Unis car il s’agit de l’évènement le plus récent en la matière, mais cela ne veut absolument pas dire que la situation des personnes transgenres est meilleure en France. Nous devons nous aussi nous mobiliser.

Que faire pour être un·e allié·e des personnes transgenres ?

À chaque évènement qui touche la communauté transgenre, qu’il s’agisse d’une agression, d’un projet de loi discriminant ou d’un énième film transphobe, tou·tes les militant·es et les personnes publiquement identifiées comme transgenres sont assailli·es de questions de la part de personnes cisgenres qui cherchent à connaître leur avis sur la question, à avoir des explication détaillées et à savoir ce qu’elles peuvent ou doivent faire pour aider.

Et à chaque fois, au lieu de pouvoir absorber le choc de l’évènement, faire leur deuil et prendre soin d’elles, les personnes transgenres alpaguées sur les différents réseaux sociaux se retrouvent obligées de faire de la pédagogie et d’expliquer pour la énième fois ce qu’elles ont déjà écrit en long, en large et en travers dans de nombreux articles, posts de blogs et autres threads Twitter.

Cette injonction à la pédagogie (gratuite, qui plus est) n’est pas acceptable. Aussi, je vous propose aujourd’hui des pistes pour agir en tant qu’allié·es. Je me suis entièrement basée sur des recommandations émanant directement des personnes concernées, toutes les sources sont disponibles en fin d’article. Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive, n’hésitez pas à la compléter en commentaires.

Ne jamais outer quelqu’un·e.

C’est une évidence, mais ça ne fait jamais de mal de le répéter. Ce n’est jamais acceptable d’outer [3] quelqu’un·e. Jamais. Quelles que soient les circonstances, quelle que soit la personne.

Respecter les pronoms et accords choisis par les personnes.

Si vous ne savez pas quels pronoms utiliser pour vous adresser à une personne, essayez de voir lesquels elle utilise pour se désigner, ou demandez-lui. Si vous n’êtes pas seul·e avec cette personne, demandez-lui discrètement, pour éviter de l’outer involontairement.

De même, quand vous prenez la parole dans un groupe composé d’inconnu·es (lors d’une conférence par exemple), n’hésitez pas à parler en premier pour vous présenter, et à préciser vos pronoms, afin de banaliser et généraliser cette pratique.

Si vous mégenrez  [4] quelqu’un·e ou que vous l’appelez par son deadname (nom de naissance, aussi appelé « morinom » en français), excusez-vous, rectifiez votre phrase et faites attention à ne pas refaire cette erreur, mais n’en faites pas tout un plat, ça ne ferait que remuer le couteau dans la plaie, et risquerait d’attirer l’attention sur le genre de votre interlocuteurice.

En plus des pronoms, respectez la terminologie qu’une personne transgenre utilise pour se désigner. Il existe de nombreux mots pour décrire les personnes transgenres (cf. plus bas), et tout le monde n’utilise pas les mêmes.

Certaines de vos connaissances transgenres sont peut-être encore en questionnement sur leur identité de genre, et les pronoms qu’elles souhaitent utiliser ou la façon dont elles se définissent évoluera peut-être dans le temps. Soyez patient·es, et adaptez-vous à chaque fois que c’est nécessaire. De plus, vous n’avez pas à comprendre l’identité d’une personne pour la respecter.

Ne pas remettre en question l’identité de genre d’une personne.

Chacun·e est libre de se désigner comme iel le souhaite, et vous n’avez pas à décréter qu’une personne n’est pas assez ceci ou trop cela pour être transgenre. Il n’y a pas de mauvaise façon de transitionner, et il n’y a pas d’étape obligatoire à passer pour être une personne transgenre.

Ne pas supposer que vous pouvez reconnaître les personnes transgenres.

Toutes les personnes transgenres ne se ressemblent pas, et vous en avez déjà probablement rencontrées plusieurs sans le savoir. N’essayez pas de deviner si quelqu’un·e est cisgenre ou transgenre, ce n’est pas un jeu.

Et, même si ça part d’un bon sentiment, féliciter une personne transgenre sur son passing, ou lui dire : « Tu es très beau pour un homme transgenre », « Je n’aurai jamais deviné que tu es une femme transgenre » ou « Woaw, tu es plus belle que [femme cisgenre] », ce n’est pas un compliment. Ces phrases sont insultantes. Les personnes transgenres n’ont aucun compte à rendre sur leur apparence, sur leur transition, et n’ont pas à se conformer ou à être « évalué·es » à partir des normes ciscentrées imposées dans notre société.

Ne pas confondre identité de genre et orientation sexuelle.

Les deux n’ont rien à voir, et l’orientation sexuelle ne peut pas non plus se deviner grâce à l’apparence d’une personne. Ne présumez pas de l’orientation sexuelle de quelqu’un·e.

Écouter. Lire. Beaucoup.

Éduquez-vous, faites vos propres recherches, et ne faites pas d’injonction à la pédagogie. Il existe de nombreuses ressources tenues par des personnes concernées, qui vous permettront de vous renseigner par vous-même.

La quantité de vocabulaire spécifique à la transidentité peut être intimidante au premier abord, mais le maîtriser permet de mieux comprendre et de savoir s’exprimer correctement pour ne pas blesser quelqu’un·e involontairement. Pour citer le guide pour être un·e bon·ne allié·e trans du Pflag (.pdf, 2.71 Mb) : « La conversation autour de l’identité de genre, l’expression de genre et l’identification est en évolution constante. » Il est donc important de vous tenir à jour régulièrement et de suivre les évolutions de pensée et de langage. Dans le doute, si vous employez un mot et qu’une personne concernée vous demande d’arrêter de le faire, exécutez-vous immédiatement, puis faites des recherches. Ne faites pas porter à la personne concernée la responsabilité de vous éduquer alors que vous venez potentiellement de la blesser.

Cette nécessité de s’éduquer va bien au-delà des questions de vocabulaire. Il est également nécessaire de comprendre ce que sont des oppressions systémiques, comment elles s’articulent et comment les combattre ; quelle a été la place des personnes transgenres dans l’histoire LGBT+ ; ce que sont les stéréotypes de genre et comment les défaire ; ce qu’est la culture du viol ; le problème derrière l’hypersexualisation des femmes et des filles ; ce qu’est cette « théorie du genre » dont on parle tout le temps ; ce qu’impliquent les injonctions à la virilité ; ce qu’est l’intersectionnalité et encore bien d’autres choses. Il est impossible d’être un·e bon·ne allié·e pour une des luttes en oubliant les autres.

Ne pas poser de question indiscrète.

Est-ce qu’il vous arrive souvent de demander aux personnes que vous croisez dans la rue à quoi ressemblent leurs parties génitales ou si elles prennent tel ou tel médicament ? Non ? Ce sont pourtant des questions qui sont régulièrement posées aux personnes transgenres, par leurs collègues, leurs ami·es et même des gens qu’elles ne connaissent absolument pas.

S’informer sur la transidentité est une chose, poser des questions invasives à une personne transgenre en est une autre. Les personnes transgenres ne sont pas des bêtes de foire, elles ne sont pas là pour satisfaire la curiosité des personnes cisgenres « fascinées ». Les personnes transgenres ne se limitent pas à leur physique, à leur transition et à leurs éventuelles opérations. Elles ont une existence complète et complexe, comme tout le monde. Les réduire à des particularités est déshumanisant et insultant.

C’est d’ailleurs un des problèmes récurrents dans les représentations de personnes transgenres à l’écran : les films se concentrent généralement sur le moment de la transition, qui est définie comme et limitée à une opération bien précise ; et le corps du personnage concerné est souvent montré, analysé et mis en scène sans aucune pudeur. Et bien souvent de façon erronée, puisque ces films sont la majeure partie du temps écrits et réalisés par des personnes cisgenres.

Pour revenir aux questions, ne demandez pas à une personne transgenre de vous montrer des photos « avant » (c’est-à-dire avant transition hormonale ou chirurgicale), ou quel est son « vrai » nom. Ce n’est pas parce que vous êtes curieuxe de savoir quelque chose que la personne en face est obligée de vous répondre. Plutôt que de poser plein de questions à vos proches transgenres, vous pouvez chercher ce qui a déjà été expliqué par des personnes concernées qui souhaitent faire ce travail de pédagogie.

Vous pouvez globalement considérer que toute question concernant une éventuelle opération ou une partie de son corps est inappropriée. S’iel veut vous en parler, iel le fera d’ellui-même.

Ne pas donner de leçon à un·e concerné·e.

Vous ne savez pas mieux qu’une personne concernée la façon dont elle « doit » se désigner, les pronoms qu’elle « doit » utiliser, ou la façon dont elle « doit » transitionner.

Si un·e de vos proches a besoin de soutien, soyez là pour ellui, mais ne lui imposez pas votre avis sur son corps et son identité.

Connaître ses limites.

En tant que non-concerné·e, vous ne pouvez pas tout savoir. Quand c’est le cas, admettez-le et renseignez-vous, ça vous évitera de faire de fausses hypothèses et de potentiellement blesser quelqu’un·e.

Une précision qui me semble importante : on n’est pas un·e allié·e, on agit en tant que tel·le. Il n’est pas question de s’autodéfinir et de se présenter comme allié·e, mais de se rendre utile autant et aussi souvent que possible. L’objectif, c’est de faire avancer la (ou les) cause(s), pas de réclamer une médaille. Gardez aussi en tête qu’il est impossible d’être parfait·e en tant qu’allié·e en permanence, l’important est de faire de votre mieux, de vous améliorer, et de savoir prendre en compte les retour que l’on vous fait.

Dernière chose, les allié·es peuvent être important·es dans une lutte, mais certains endroits et certains moments ne leur sont pas destinés. La non-mixité est une nécessité, et il est important de la respecter.

Soutenir sans réserve.

Écoutez les personnes transgenres, croyez-les, ne minimisez jamais les expériences dont elles vous font part. Les microagressions sont des agressions (vidéo en anglais). N’expliquez pas aux personnes transgenres comment réagir quand on les mégenre, ne leur dites pas que telle ou telle action n’est « pas si grave ».

De la même manière, ne prétendez pas être « genderblind » : l’équivalent de « je ne vois pas les couleurs » pour le genre. Vous pensez rendre service en prétendant que le genre n’a pas d’importance, mais il en a : nous avons tou·tes été élevé·es dans une société qui accorde énormément d’importance au genre, et nous subissons tou·tes les effets de la division genrée de la société ; prétendre le contraire est insultant et dommageable, car cela minimise le vécu des personnes transgenres.

Reprendre et éduquer vos proches cisgenres.

Si un·e de vos proches tient des propos transphobes, reprenez-læ. Éduquez, expliquez, relayez les travaux des militant·es transgenres. Ne riez pas aux blagues transphobes, n’accompagnez pas vos ami·es voir des films transphobes, et expliquez-leur pourquoi. Reprenez aussi vos proches LGB : être lesbien·ne, bi·e ou gay n’a jamais empêché d’être transphobe.

En tant que personnes cisgenres, vous pouvez faire tout cela sans que ça implique de vous outer ou de vous mettre en danger. De même, votre parole aura probablement plus de poids que celle d’une personne transgenre auprès de bon nombre de gens, il vous incombe donc de relayer la parole des personnes concernées auprès d’elleux. Vous avez un privilège : profitez-en pour agir en tant qu’allié·e.

Vos proches ne seront peut-être pas activement transphobes, mais seront peut-être totalement ignorant·es sur le sujet, et pas particulièrement intéressé·es. C’est là que vous pouvez intervenir, en profitant de chaque occasion pour leur glisser quelques informations, un vocabulaire adapté, et pour les sensibiliser petit à petit à la transphobie. Iels ne seront peut-être jamais des allié·es actifes, mais au moins iels seront suffisamment sensibilisé·es pour ne pas être nocifes.

Prenez une part de la charge d’éducation assurée par les personnes transgenres pour leur laisser plus de temps pour elles, et aussi pour pouvoir porter leur parole dans des endroits auxquels elles ne peuvent pas forcément avoir accès.

Donner de son temps et de son argent.

Si vous en avez les moyens, soutenez financièrement les associations.

Si vous avez le temps et la possibilité matérielle, apportez votre aide : proposez-vous pour la logistique des manifestations et des différents évènements organisés par les associations, donnez du matériel, aidez une nouvelle association à mettre en place son site Web ou sa page Facebook…

Participez aux manifestations mixtes, mais surtout ne diffusez aucune photo avec des personnes reconnaissables, vous risqueriez de les mettre en danger.

Vous pouvez également vous investir dans des associations ou des structures qui ne sont pas explicitement destinées aux personnes transgenres et faire en sorte qu’elles leur soient plus accessibles. Sur son site, le National Center for Transgender Equality cite plusieurs exemples, dont les écoles, pour lesquelles iels ont rédigé un guide de recommandations à mettre en œuvre : Model School District Policy on Transgender and Gender Non-Conforming Students ; ou les foyers pour personnes sans abri pour lesquels iels ont également préparé un guide : Transitioning Our Shelters: A Guide to Making Homeless Shelters Safe for Transgender People.

Voter.

Que ce soit lors des élections, en prenant en compte les positions vis-à-vis de la transidentité des partis et des personnalités politiques avant de voter pour elleux ou bien avec votre porte-monnaie, en n’achetant rien à des entreprises transphobes (certaines entreprises font des dons à des associations LGBTphobes par exemple), vos choix peuvent se révéler importants.

Vous pouvez également contacter vos représentant·es (maire·sse, député·e, etc.) et leur demander comment iels comptent s’engager pour les droits des personnes transgenres ; vous pouvez demander des comptes à vos représentant·es qui ont voté pour (ou n’ont pas voté contre) des lois transphobes. Vous pouvez signer des pétitions, participer à des campagnes de sensibilisation, en bref, exploiter tous les outils démocratiques qui sont à notre disposition.

Attention toutefois, certains médias organisent parfois des sondages d’opinion sur la transidentité ou les personnes transgenres, souvent de façon très sensationnaliste. Je vous encourage vivement à ne pas participer à ces sondages, car plus ils ont de réponses, même abondant dans le bon sens, plus ils pensent avoir de légitimité à poser ces questions. Or l’existence, la légitimité et l’intégrité des personnes transgenres ne sont pas sujettes à débat.

Faire évoluer les choses à votre échelle.

Vous pouvez par exemple demander à ce que votre école ou votre entreprise ait des toilettes non genrées. Ou bien demander à avoir des stickers pour que chacun·e annonce ses pronoms à une conférence à laquelle vous vous rendez. Vous pouvez également faire partie des élèves qui font pression sur l’administration de votre établissement pour qu’il accepte les prénoms d’usage.

Si vous organisez un évènement, si vous envoyez des formulaires de candidature (y compris si vous travaillez dans une administration publique), vous pouvez vous assurer qu’il est possible pour les personnes d’indiquer autre chose que « homme » ou « femme » lors de l’inscription, et que toute la documentation est rédigée en écriture non sexiste. Vous pouvez aussi rédiger un code of conduct qui explique que votre évènement est LGBT-friendly et que tout comportement transphobe sera sanctionné, puis vous assurer qu’il sera appliqué fermement, car c’est souvent là que le bât blesse.


La lutte contre la transphobie ne doit pas reposer uniquement sur les personnes concernées. Pour lutter contre les discriminations et les oppressions, il est nécessaire d’être actifes et de s’informer. Soyez à l’écoute des concerné·es, ne prenez pas leur place mais relayez leur parole !


Pour aller plus loin

Sur le mémo du département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis

Des sites tenus par des personnes transgenres

  • Our trans truth : Trans youth, our stories, out truth (« jeunesse trans, nos histoires, notre vérité »), qui propose des témoignages ainsi que des ressources faciles d’accès, à destination des jeunes, de leurs familles et des allié·es, en anglais
  • Wakening Princess
  • ReconnaiTrans
  • Le site de l’ANT, l’association nationale transgenre
  • Trans Inter Action, une association d’entraide et d’action pour les personnes trans et intersexes
  • Acceptess-t

Des chaînes YouTube tenues par des personnes transgenres

Des ressources pour être un·e bonne allié·e pour les personnes transgenres

Des sites tenus par des personnes intersexes

Des chaînes YouTube tenues par des personnes intersexes

Des ressources pour être un·e bonne allié·e pour les personnes intersexes


Notes de bas de page

[1] Personnes intersexué·es : « désigne l’ensemble des personnes qui dérogent aux figures développementales normatives «mâle» et «femelle» créées par la médecine, et susceptibles d’être «corrigées» par celle-ci durant la tendre enfance ou à l’adolescence » (source : Collectif Intersexes et Allié·es).

[2] Personnes intersexes : « désigne les personnes intersexuées ayant conscience de faire partie d’un groupe de personnes ayant subi la même invalidation médicale, adoptant une vision positive et non-pathologisante de leur corps et affirmant une identité politique » (source : Collectif Intersexes et Allié·es, adapté de Bastien Charlebois, 2014).

[3] Révéler l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne sans son consentement.

[4] Mégenrer, c’est utiliser les mauvais pronoms pour s’adresser à une personne ou parler d’elle.