Hors d'atteinte de Marcia Burnier

"Elle trouvait que fuir demandait moins d'énergie que se battre. Désormais elle doute : est-ce qu'on fuit pour éviter de souffrir ou pour se raccommoder en silence sans troubler personne ?"

Après plusieurs années d'une relation d'emprise avec un homme, Erin a trouvé la force de s'échapper pour recommencer sa vie seule. Du jour au lendemain, elle adopte une chienne qui devient une compagne indispensable, loue une maison isolée dans un village des Pyrénées où elle n'a plus à craindre d'être jugée, et se réapproprie son quotidien, en apprenant à vivre au rythme des saisons et de la nature.

Après le succès des Orageuses, Marcia Burnier nous offre un deuxième roman de résistance et de reconstruction qui aborde avec force les questions de violences, de consentement et de domination patriarcale au sein du couple.

Couverture d'Hors d'atteinte de Marcia Burnier, aux éditions Cambourakis. Illustration un peu abstraite d'un paysage de montagne. Les couleurs sont un peu étranges, la montagne est grise et rose, les arbres marrons, le sol jaune et les ombres grises et bleu marine.

Marcia Burnier écrit formidablement bien.

Ce second roman m'a touchée moins personnellement que Les Orageuses, qui m'avait complètement retournée, mais c'est une de mes meilleures lectures de ce début d'année.

Il est très court, je l'ai commencé attablée dans un café en pensant lire un chapitre ou deux avant de retourner me balader. Je l'ai terminé, en pleurs, puis je restée un moment à penser, à savourer les émotions que ça avait remué en moi, l'envie de nature, de sortir de mon quotidien, d'adopter un chien.