Toutes les semaines, quand je réunis les liens pour cette rubrique, j’essaye de mettre des contenus positifs dans le lot, mais vu l’actualité c’est un poil compliqué… Donc cette semaine mon historique n’est pas vraiment hilarant, mais promis tout est intéressant 😉

La culture du viol est une culture de la surveillance

Quelle coïncidence que les violeurs tombent si souvent sur des femmes ivres. On sait pourtant que ce n’est pas parce que vous êtes saoule que vous méritez de vous faire violer. On sait aussi que tout un tas d’hommes peuvent boire sans violer quiconque. Quand on réfléchit au viol, on a tendance à penser à un plan bien calculé. Des types qui roulent dans des camionnettes banalisées, avec du gros scotch et des ciseaux aiguisés sur le siège arrière. Des types qui suivent des femmes, notent leurs déplacements et les attrapent quand elles sont le plus vulnérable. Quand on pense au viol, on imagine des hommes qui calculent méticuleusement comment faire du mal à des femmes. On pense à la violence sexuelle dans ce qu’elle a de plus atroce, à comment des hommes ont recours à la force pour immobiliser des femmes. Mais, pour une raison quelconque, on ne pense pas au type qui vous surveille de l’autre côté du bar, en public, pendant peut-être une heure ou deux, pour voir si vous vous saoulez toute seule ou s’il doit intervenir pour vous payer un verre. Ce genre de viols –les viols où les femmes sont trop saoules pour consentir, sont inconscientes et où personne ne s’embarrasse de toute façon jamais de leur de demander leur avis–, on les considère comme des accidents. Tout le monde était au mauvais endroit au mauvais moment. Des erreurs de jeunesse. La culture de la fête. C’est la faute du vin. Et on oublie le calcul: que cet homme qui vous a violée est venue vous voir justement parce que vous ne teniez plus debout, parce qu’il pensait que ça serait du tout cuit.

À lire en entier ici.

 

En parlant de surveillance…

Au menu de ces infractions : récolte d’informations personnelles de femmes afin de « mieux » les draguer, transmission d’informations sensibles à des prisonniers, vente de données afin de s’enrichir personnellement, passage d’infos à la mafia…

La police a accédé aux données numériques des citoyens anglais pour le fun et l’argent

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous votez tous les jours

Tout choix d’achat est un vote. Et l’ensemble de la population française semble voter pour la mondialisation, celle des produits venant des pays sans protection sociale, sans droit du travail pour protéger les employés, sans protection des enfants. Acheter des produits issus d’usines polluantes, exploitant la misère sur place et enrichissant les actionnaires occidentaux est un vote, un choix de notre part.

Mener une vie de citoyen ne se résume donc pas à insérer un bout de papier dans une urne avec un nom interchangeable d’un parti à l’autre.

Voter, c’est agir au quotidien via nos actions et choix personnels : via nos achats, nos loisirs et nos vacances, ainsi que dans notre temps passé au sein d’associations.

Ça, aucun politique ou entreprise ne peut nous l’enlever.

À lire en intégralité ici

 

Et si on arrêtait de tailler sur les homos refoulé(e)s

Dans tous les cas, les blagues vaseuses sur les « homosexuel.les refoulé.es », c’est juste une idée de merde.
Attribuer la cause de l’homophobie du monde à ces mêmes « homosexuel.les refoulé.es », c’est encore plus une idée de merde.
Et vous figurez vous que non seulement elle est merdique, votre idée… Mais en prime elle est carrément homophobe, votre idée de merde

Le reste par là

 

Messieurs les cisgenres, le féminisme n’a pas besoin de vous, et c’est tant mieux

Ce n’est pas vous qui importez dans cette lutte, dans ce combat.
Il serait temps de le comprendre, d’arrêter de chouiner.
Et de nous soutenir comme nous l’entendons, comme nous le désirons.
Plutôt que de modeler le féminisme à votre image.
Notre mouvement ne vous appartient pas. 

À lire en intégralité ici

 

Et en bonus, je fais un peu de teasing… Voici une suite de tweets que j’ai posté mercredi soir :

Ces derniers mois, j’ai vu passer pas mal de critiques de Madmoizelle, souvent quand ils ont écrit / relayé des contenus problématiques

Par exemple quand ils ont conseillé un film un peu moisi dedans (cf. How to be single, Zoolander 2)

ou produit une vidéo problématique (cf. harcèlement de rue, Beach body ready)

Quand j’ai découvert MadZ y’a 4/5 ans, ça a été une révélation (oh ! le féminisme !) et j’aimais 99% de leur contenu.

Plus ça va, plus ce pourcentage baisse. C’est en parti parce que j’ai maintenant 28 ans et que je suis un peu hors de leur cible,

mais je pense que c’est surtout parce que j’ai beaucoup évolué en matière de féminisme (et toutes les luttes connexes, merci Twitter <3)

alors que MadZ reste sur un féminisme léger, « grand public ».

en parle bien ici : https://twitter.com/aleeshay/status/750621532611895296

Bref, maintenant que j’ai évolué, j’aimerai avoir un magazine adapté à me mettre sous la dent…

Je connais des sites / blogs qui parlent de féminisme, de grossophobie, de racisme, d’afroféminisme etc

Mais en fait, j’aimerai avoir un magazine féminin, qui parle de plein de choses (mode, cuisine, cinéma, société, politique, DIY, sexo…)

mais qui le fasse de façon vraiment féministe. Une sorte d’évolution Pokémon de Madmoizelle \o/

Si jamais ce site existe et que je suis passée à côté, ça serait choupi de me l’indiquer <3

Sinon, quand est-ce qu’on se lance ?

… Il se peut que j’ai quelque chose à vous annoncer d’ici quelques semaines <3

Bonne lecture 😉