Comme neige au soleil

[TW viol]*

Vous en avez sûrement entendu parler hier, le président de la 42e Cérémonie des César a été annoncé, et il s’agit de Roman Polanski.

Roman Polanksi, c’est un réalisateur connu (Rosemary’s baby, Chinatown, Répulsion, Le Pianiste…), prolifique (14 courts métrages, 21 longs métrages et un autre prévu pour cette année), souvent récompensé (1 Oscar pour 6 nominations, 3 Golden Globes, 8 (!) Césars, 1 Palme d’Or, 3 Prix au Festival de Berlin et encore une bonne vingtaine d’autres), également acteur, scénariste, producteur et metteur en scène de théâtre. C’est un habitué des festivals, il a notamment été président du jury à Cannes en 1991 et à la Mostra de Venise en 1996.

Mais ce qui me pousse à parler de lui aujourd’hui, ça n’est pas sa carrière. Non. C’est le fait qu’en 1977, il a drogué et violé une adolescente de 13 ans alors qu’il en avait 44. Incarcéré, il plaide coupable de « rapports sexuels illégaux avec un mineur », en échange de l’abandon des charges plus graves. Libéré en attendant le procès, il s’enfuit en France. Depuis, il n’a pas remis les pieds aux USA et évite soigneusement l’extradition.

Vous comprendrez aisément que le choix d’un violeur en cavale pour présider un évènement de cette envergure puisse choquer. Surtout quand on voit le traitement médiatique qui lui est régulièrement réservé : lire « retour sur l’affaire de viol qui le poursuit depuis 40 ans » (FranceTVInfo), « en proie aux poursuites assidues de la justice américaine pour une affaire de mœurs » (Le Monde, édité depuis) ou « Roman Polanski, qui n’a plus le droit de travailler aux Etats-Unis depuis son arrestation pour viol en 1977 » (Closer, qui ment donc carrément) est rageant (et assez désespérant, pour être honnête).

Mais alors, qu’est-on censé faire quand un réalisateur, un acteur, un chanteur est accusé de viol ? De violences conjugales ? A des propos racistes ou homophobes ? Ne pas le récompenser symboliquement en le nommant président du jury d’un festival paraît être un bon départ, mais après ?

Que peux-on faire individuellement ? On arrête de lui donner de l’argent ? De consommer ses œuvres ? De le recommander ? À quel niveau de raclure fixe-t-on la limite ?

En grande consommatrice de cinéma et de série (et de musique, à une moindre échelle), j’ai pas mal réfléchi à la question. Je vais vous parler de ce que je fais personnellement, je ne prétend pas avoir la bonne solution, mais elle me permet de ne pas trop tordre mes principes.

Quand une personnalité dont j’apprécie le travail est problématique, j’essaye de prendre le temps de réfléchir (quand c’est quelqu’un qui ne m’intéressait initialement pas, c’est d’autant plus simple : je n’ai jamais aimé les films de Woody Allen, ça ne me coûte rien de le boycotter purement et simplement).

Dans tous les cas, il me parait évident de ne plus recommander son travail à mes connaissances, et de ne plus le financer. Par exemple, si un jour Mel Gibson réalise un nouveau film que je suis curieuse de voir, j’attendrais d’avoir la possibilité de le voir sans lui verser le moindre euro.

Mais que faire de l’Arme Fatale et de ses suites, qui font partie de mes films préférés ? Je continue à les regarder, surtout que ce sont principalement les opinions de Mel Gibson qui me dérangent et, contrairement aux films qu’il a écrit et/ou réalisé, elles ne transparaissent pas dans ses rôles d’acteur.

Souvent, donc, je continue à voir ou écouter les anciennes œuvres des gens que j’ai découvert problématiques tout en évitant les nouvelles, et surtout je ne fais pas leur promotion et j’apprends à mon entourage ce qu’ils font / ont fait.

Mais parfois, je ne suis plus capable de regarder / écouter ces gens.

Depuis que j’ai appris que Martin Freeman et Benedict Cumberbatch sont respectivement raciste et psychophobe, j’ai été incapable de regarder un épisode de Sherlock. Et pourtant, passées les quelques minutes de « Oh nooooon pas eux !!! Sérieusement, y’a-t-il une personnalité décente dans ce monde pourri jusqu’à la moelle ? », j’avais réfléchi et pris la décision de continuer à regarder Sherlock (étant donné qu’il s’agit d’une de mes séries préférées), de boycotter leurs nouveaux projets et de ne plus recommander d’œuvres dans lesquelles ils jouent.

Oui, mais. En lançant l’épisode 1 de la saison 4, saison que j’attendais depuis 3 ans donc, j’ai été incapable de penser à autre chose qu’aux propos psychophobes de Benedict Cumberbatch sur les personnes autistes, surtout qu’ils concernaient en partie son personnage dans la série. Je vais donc arrêter mon visionnage là. C’est dommage, mais il me reste plein d’autres séries à regarder (j’en parlerai d’ailleurs bientôt #teasing).

Pour le reste, tout est une question de dosage et d’évaluation. À partir de quand dois-je considérer qu’une personne est trop problématique ? Il nous arrive à tous d’avoir des propos maladroits, ou d’être oppressifs sans le vouloir, j’aurai donc tendance à laisser le bénéfice du doute à quelqu’un qui a « dérapé » (je n’aime pas ce mot, je le met faute d’avoir trouvé mieux) une fois. Errare humanum est, comme on dit en latin. J’applique également la fin de la locution, perseverare diabolicum : ma mansuétude a des limites.

Aujourd’hui, j’ai appris l’existence d’une pétition demandant l’abandon des charges contre Roman Polanski signée, sauf erreur de ma part, par 849 professionnels du cinéma et 19 organisations professionnelles. Autant dire que ça en fait, du monde à éviter. Je connais une centaine de personnes dans la liste, au moins ; voici celles et ceux que je vais m’efforcer de retenir :

Woody Allen, Pedro Almodovar, Wes Anderson, Jean-Jacques Annaud, Alexandre Arcady, Fanny Ardant, Asia Argento, Darren Aronofsky, Olivier Assayas, Monica Belluci, Gael Garcia Bernal, Bernardo Bertolucci, Adrien Brody, Alfonso Cuaron, les frères Dardenne, Guillermo Del Toro, Jonathan Demme, Xavier Dolan, Stephen Frears, Tony Gatlif, Costa Gavras, Terry Gilliam, Rober Hossein, Alejandro Gonzalez Iñarritu, Wong Kar Waï, Jan Kounen, Emir Kusturica, John Landis, Claude Lelouch, David Lynch, Michael Mann, Michel Ocelot, Yasmina Reza, Sonia Rykiel, Ludivine Sagnier, Martin Scosese, Tilda Swinton, Bertrand Tavernier, André Techiné, Vangelis, Wim Wenders et Terry Zwigoff

Je pense que Wes Anderson, Xavier Dolan, Michel Ocelot et Whoopi Goldberg (elle n’a pas signé, mais a soutenu publiquement Polanski) sont ceux qui m’ont le plus surprise et surtout déçue.

Je peux difficilement boycotter l’ensemble de cette liste et continuer à regarder des films français ou américains de moins de 50 ans, je vais donc devoir faire des choix et négocier avec ma conscience. Et faire attention, quand je choisis de regarder un film, aux gens qui y ont participé.

Pendant ce temps, la liste des gens décents fond comme neige au soleil.

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Je vous recommande chaudement la lecture de la BD de Mirion Malle « L’impunité des hommes (célèbres) ».

*Si vous vous demandez ce que « [TW] » veut dire, il s’agit d’un trigger warning, littéralement « avertisseur de déclenchement ». Placés en début de contenu, ils permettent d’avertir quand un ou plusieurs des sujets abordés sont susceptibles de déclencher des crises d’angoisses ou des flashbacks chez les personnes souffrant du syndrome post-traumatique. Il existe une variante « [CW] », content warning, qui permet d’avertir d’un contenu potentiellement dérangeant.

Bienveillance au pays des Pipounours

Certaines personnes sont capables d’être sur le pont en permanence, d’endurer des flots d’insultes et d’attaques personnelles incessants, de passer leur vie entière à se battre sans jamais fléchir, sans jamais se (re)poser.

Certaines personnes sont capables d’être activement militantes en toute circonstance, de ne jamais laisser passer le moindre écart, de ne jamais prendre une soirée pour elles, pour faire une pause.

Ce n’est pas mon cas.

Je suis une petite chose fragile, qui manque parfois de recul et qui a du mal à encaisser les attaques personnelles. Je me suis pas mal endurcie au fil du temps, des années de harcèlement moral permanent m’y ont aidée (je m’en serai tout de même volontiers passée), mais j’ai toujours besoin de prendre mes distances par moment.

Parfois, voir le harcèlement dont sont victimes certaines copines (Buffy, Alee, des bisous) suffit à me mettre un coup au moral. Je n’ai clairement pas leur capacité à encaisser les coups sans broncher.

Et je ne vois pas le problème.

« Fragile » est apparemment une des insultes du moment, comme « Bisounours » a été le qualificatif à la mode l’an dernier. Être sensible est censé être une mauvaise chose. Je ne suis pas d’accord.

Chaque personne a un fonctionnement différent. J’ai besoin de me réserver des temps de pause, de care, ça ne veut pas dire que je ne fais rien ou que je ne peux rien faire. Je ne suis pas la meilleure militante du monde ? Et alors ! Je n’en ai jamais eu la prétention ! Le « apprentie féministe » de ma bio Twitter n’est pas là pour faire joli ou par fausse modestie.

Tant qu’on parle de Twitter, j’y ai bloqué énormément de monde. Des gens très à droite, des masculinistes, des apologistes du viol, évidemment. Mais aussi des personnes potentiellement plus proches de mes idées mais beaucoup trop agressives à mon goût. Je ne vais pas reprocher à quelqu’un de lutter de telle ou telle manière, en revanche je me réserve le droit de faire de ma timeline Twitter un lieu pas trop anxiogène.

Je fais partie des personnes à qui un gif rigolo ou une photo d’animal mignon (envoyez-moi des photos de rats !) peut remonter le moral. Ça paraît ridicule à certaines personnes, mais concrètement, on s’en fout ! Les gens qui n’en ont pas besoin passent à autre chose, et les autres passent 5 minutes sur mon thread de chats féministes pour se changer les idées et tout le monde est content.

Alors oui, je pense que le pipou peut être utile dans le militantisme (et en général, on peut avoir une journée de merde sans subir de raid du forum-que-je-ne-nommerai-pas) et je pense que la bienveillance est une qualité très largement sous-estimée.

Je vais continuer à vous envoyer des gifs de chatons, et je ne suis même pas désolée !

Les 10 raccourcis clavier qui me sauvent la vie quotidiennement

Non, je vous rassure, mon blog ne va pas se remplir de « Les 12 XXX les plus étranges, la 8ème va vous étonner » et autres « Vous ne devinerez jamais ce qui arrive à cette mère de famille… ». Seulement, hier soir au cours d’une discussion, je me suis rendue compte que certains raccourcis clavier que je considérais comme évidents ne sont pas connus de tout le monde, et c’est dommage.

Donc même si cet article sera inutile à mon entourage le plus tech-savvy, j’espère qu’il pourra faire gagner du temps à d’autres 😉

Tous les raccourcis que je donne sont pour Windows, il faudra éventuellement adapter si vous utilisez d’autres systèmes d’exploitation (MacOs, par exemple). Ils concernent pour la plupart la navigation sur le web, étant donné que ça représente une grande part de mon utilisation d’un ordinateur, et que les raccourcis des programmes que j’utilise leur sont spécifiques et/ou sont inutiles pour une bonne partie des gens (je doute que mes ami·e·s qui ne connaissent pas les raccourcis de cette liste aient l’utilité de ceux de Sublime Text, par exemple).

 

#1 – ouvrir un lien dans un nouvel onglet

ctrl + clic ou clic molette. Beaucoup plus rapide que le menu contextuel 🙂

 

#2 – ouvrir un nouvel onglet

ctrl + t (t comme tab, soit onglet en anglais)
Et surtout ctrl + shift + t, qui ré-ouvre le dernier onglet fermé <3

 

#3 – fermer rapidement un onglet

ctrl + w ou clic molette sur l’onglet.
Pratique pour quitter un site avant d’être grillé·e !
Le ctrl + w fonctionne aussi pour fermer le programme en cours.

 

#4 – ouvrir une fenêtre de navigation privée

ctrl + shift + p dans Mozilla Firefox,
ctrl + shift + n dans Opéra ou Google Chrome.
Dans la même veine que le raccourcis précédent, pratique pour ne pas laisser de traces (attention, les fichiers téléchargés sont quand même visibles, et vos parents ou votre employeur peuvent quand même accéder à votre historique de navigation par d’autres moyens).

 

#5 – changer d’onglet

2 méthodes complémentaires :
ctrl + page up / ctrl + page down permettent d’aller à l’onglet précédent / suivant
ctrl + 1/2/3/4/5/6/7/8/9 permettent d’aller au premier onglet, au deuxième etc jusqu’au 8ème. ctrl + 9 permet d’aller au dernier onglet

 

#6 – modifier la disposition des fenêtres à l’écran

Touche Windows + touches directionnelles.
Par exemple, pour mettre une fenêtre en plein écran, Touche Windows + haut. Pour la mettre en moitié d’écran à gauche, Touche Windows + gauche.
Ça a l’air bête comme ça, mais ça doit être le raccourcis que j’utilise le plus dans la journée ! Surtout qu’avec 2 écrans, c’est la seule solution que je connais pour mettre une fenêtre en moitié d’écran « au milieu ».

 

#7 – ouvrir l’explorateur Windows

Touche Windows + e

 

#8 – verrouiller sa session

Touche Windows + l (l comme lock, soit verrouiller en anglais)
Pratique au boulot pour ne pas avoir de surprise en revenant de pause !

 

#9 – ouvrir la boîte de dialogue « Exécuter »

Touche Windows + r (r comme run, soit exécuter en anglais)
Puis tapez le nom du programme que vous voulez lancer : « Paint », « calc » pour la calculatrice…

 

#10 – enregistrer une capture d’écran

Touche Windows + Touche Impr. écran
Pour celle là, je dois admettre l’avoir découverte récemment et par hasard ! J’ai toujours fait mes screenshot en appuyant uniquement sur la touche en question, ce qui impliquait ensuite de les coller dans Paint, Photoshop ou un équivalent, puis de les enregistrer. J’aurai bien aimer le connaître plus tôt…

Et le petit bonus

Touche Windows + d
Masque toutes les fenêtres pour vous montrer le bureau, puis les affiche à nouveau si vous le refaites. Pratique pour jeter un œil à son fond d’écran régulièrement 😉

 

Sans rien promettre, parce que ça fait un bon moment que je n’ai pas réussi à écrire ici à un rythme régulier, j’ai quelques articles en cours de rédaction, dont plusieurs sur le cinéma, donc stay tuned 😉

Wow

« Wow », c’est le seul mot que je trouve pour qualifier 2016.

Je l’ai très mal commencée, avec un emploi qui ne me convenait plus du tout, une ville que je ne supportais plus, un ras-le-bol général, un besoin de changement et surtout un sentiment d’impuissance : je voyais ma vie s’orienter d’une façon qui ne me plaisait pas du tout, mais je ne savais pas quoi faire pour redresser la barre.

Et puis, en très peu de temps, tout a basculé.

Sud Web

D’abord, il y a eu Sud Web. Je me suis inscrite sur un coup de tête, alors que je n’en avais absolument pas les moyens (merci le cadeau d’anniversaire quémandé plusieurs mois à l’avance !), et je ne regrette pas une seule seconde. Pour citer un passage de mon billet de retour d’expérience :

Chaque intervention m’a apporté quelque chose, que ça soit un conseil directement applicable dans ce que je fais tous les jours au boulot ou une piste de réflexion plus générale. Certaines phrases qui ont été prononcées pendant Sud Web, que ça soit sur scène ou dans un moment off, sont entrées en résonance avec mes réflexions actuelles sur mon travail, mon évolution et plein d’autres choses trop longues à détailler ici.

Ces deux jours ont été remplis d’occasions de me remettre en question professionnellement et je pense que ce genre de réflexion est salutaire si on ne veut pas stagner.

Et surtout, j’ai pu me rendre compte que je n’étais pas la seule à me demander comment concilier travail & passion, comment trouver le temps pour mes 20.000 projets perso, quelles alternatives sont possibles au CDI-35h classique…

Ce que Sud Web m’a permis de réaliser, c’est qu’à défaut de trouver le poste de mes rêves, je peux me le fabriquer, et que m’accrocher à un travail qui ne me convient pas du tout n’est pas forcément une bonne solution.

J’ai hâte d’y retourner cette année !

Simonæ

Début juillet, j’ai écrit une suite de tweets dans lesquels je déplorais de ne pas trouver de magazine féministe à mon goût, et que je finissais par « Sinon, quand est-ce qu’on se lance ? ».

Je n’avais pas imaginé un seul instant que des dizaines de personnes seraient intéressées pour participer, et que cette idée se concrétiserait deux mois plus tard…

Participer à Simonæ m’a permis de réaliser – ou en tout cas m’a confirmé – plusieurs choses :

J’aime écrire. Faire des recherches, construire un plan, formuler, reformuler, passer 20 minutes à trouver le bon synonyme, vérifier l’orthotypographie… J’ai toujours aimé faire ça, je ne savais juste pas sur quoi écrire.

J’aime encore plus organiser. Tenir le planning de publication, m’assurer que chacun·e accomplit les tâches qui lui ont été attribuées, animer les réunions, gérer les recrutements, proposer des sujets d’articles, relire & valider les articles une fois écrits, faire la mise en page…

J’ai besoin d’être utile pour être heureuse. Ça peut paraître ridicule, mais c’est le cas. Simonæ est utile, et y participer me rend heureuse. Je ne peux plus imaginer travailler sur un projet qui ne me correspond pas éthiquement parlant.

Bon, et accessoirement, lancer ce projet m’a permis de rencontrer plein de personnes formidables <3

Bordeaux

J’ai démissionné mi-août et j’en ai profité pour quitter Bordeaux, après 6 ans.

C’est une belle ville, j’y ai une bonne partie de mes ami·e·s et j’y ai passé de très bons moments, mais j’en ai fait le tour, et surtout je ne supportais plus les agressions quotidiennes.

Changer de ville, d’environnement m’a fait un bien fou. Je respire à nouveau. Il était vraiment temps que je bouge.

Pour la suite je suis partagée entre mon amour de Paris, mon envie de m’expatrier au Québec et mes rêves de tiny house au milieu de la forêt… On verra bien où je suis dans six mois ou un an, pour l’instant Nantes me convient bien.

… et tout le reste

  • Je ne suis presque pas allée au cinéma, pour la première fois depuis des années. Et ça me manque. Je vais essayer d’y aller (beaucoup) plus cette année, même si l’heure et demi de transports en commun qui me sépare du ciné ne va clairement pas me faciliter la tâche…
  • Je me suis détachée de plusieurs personnes toxiques, ou qui en tout cas m’apportaient beaucoup moins que ce qu’elles me « coûtaient » (en terme de confiance en moi, de confort, de bien-être…), et ça m’a fait énormément de bien, donc je compte bien continuer sur cette voie.
  • J’ai décidé d’arrêter de prendre autant en compte le regard des autres. Si quelque chose me plait, je le fais, point. Et tant pis si ça ne colle pas à l’image que j’essaye de renvoyer depuis (trop) longtemps.
  • Dans la même veine, j’ai définitivement arrêté l’élitisme culturel à la con cette année. J’aime regarder Teen Wolf, écouter des sea shanties, et j’en ai marre de m’entendre me justifier « nan mais ça, c’est ma musique pour quand je fais du sport, tu comprends » alors que, clairement, osef.

Et pour 2017 ?

Je vais déjà essayer de faire démarrer correctement mon activité de freelance et continuer à faire grandir Simonæ. Pour le reste, je n’ai pas envie de prendre de grande résolution ou de tirer de plans sur la comète, je crois que 2016 m’a montré que les choses se passent rarement comme prévu : si on m’avait dit le premier janvier 2016 que j’allais démissionner, déménager et lancer un magazine, je n’y aurai clairement pas cru !

En tout cas, je vous souhaite une excellente année 2017, qu’elle soit pleine de surprises et de bonnes choses ! Et de chatons aussi, c’est important les chatons !

Cisgenre n’est pas une insulte

Je viens de tomber sur une suite de tweets que j’ai trouvé intéressante, et il m’a paru pertinent de la traduire en français.

Il y a un terme pour désigner ce qu’est le mot « cisgenre » : c’est un rétronyme. Et pour je ne sais quelle raison, les gens ne comprennent pas ça.

Un rétronyme est un mot créé pour aider à différencier l’ancien usage d’un mot de son nouvel usage.

Par exemple, on parle de « téléphone fixe » pour faire la différence avec les « téléphones portables ».

Donc « cisgenre » est un rétronyme créé pour faire la différence avec « transgenre », maintenant que « transgenre » est entré dans le langage courant.

Ce n’est ni une insulte, ni une identité forcée, c’est un nouveau mot pour désigner une vieille chose.

Orange Is The New Black n’a pas réussi à faire compter les vies noires

Traduit avec l’autorisation d’Ashley Ray-Harris.

L’article original est consultable ici.

N’hésitez pas à me signaler si j’ai fait une faute, une erreur de traduction ou autre :)

Cet article parle d’éléments importants de l’intrigue de la quatrième saison d’Orange Is The New Black.

Cette saison d’Orange Is The New Black est celle qui a le plus divisé les spectateurs. Quelques critiques, comme Joshua Alston de The A.V. Club, ont encensé la saison 4 comme la meilleure de la série — 13 épisodes palpitants, qui ont reconquis les spectateurs après une troisième saison décousue. C’est vrai que cette année OITNB a abordé des sujets qui vont plus loin que l’échec de l’industrie carcérale, en s’intéressant au système d’injustice raciale qui existe dans la prison à but lucratif de Litchfield. Alors que les saisons précédentes ont été saluées pour leur diversité et la représentation nuancée de personnages issus des minorités, la tentative d’OITNB de traiter les sujets du racisme et de la brutalité policière a essuyé des critiques. Après avoir regardé la saison, il est impossible d’ignorer les accusations d’exploitation de la souffrance des noirs dans un but de divertissement.

Ces accusations ne sont pas infondées ou, comme Myles McNutt de The A.V. Club le prétend, les doléances de critiques qui n’ont pas compris la complexité de la TV. En fait, elles soulignent un tournant dans le schéma narratif de la série. Les saisons précédentes réussissaient un mélange d’humour, d’humanité et de tragédie en explorant les histoires individuelles de femmes et l’effet que la prison avait sur leurs vies. Cette saison, en revanche, ne fait que survoler l’humanité unique de ces femmes dans une tentative de faire une déclaration grandiose en réponse au mouvement Black Lives Matter. Ce thème ne devrait pas être hors-limites pour la série, mais il est clair qu’une équipe de scénaristes sans auteur noir ne savait pas vraiment comment gérer un tel sujet. Selon Fusion, « des 16 personnes qui sont créditées pour les quatre saisons de la série, une est latino et une est asiatique. » La vaste majorité sont des femmes. (Note : Fusion, comme The A.V. Club, est possédé par Univision Communications.) Le résultat est une saison qui marche sur la limite entre être offensante et malavisée.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

Le moment décisif de cette saison d’Orange Is The New Black est dans l’épisode 12, “The Animals.” Après des abus incessants de la part des nouveaux surveillants pénitentiaires, les détenues prennent littéralement position ensemble, sur les tables de la cafétéria. Dans cette saison qui se concentre sur les divisions raciales au sein de la prison, c’est un moment excitant, vu que les factions de détenues joignent enfin leurs forces contre une menace plus grande. Malheureusement, ce moment ne dure pas. Dès que les gardes commencent à faire descendre les prisonnières des tables, une émeute éclate. Poussey (Samira Wiley) est immobilisée sous le genou d’un garde, et les vraies motivations de la scène deviennent claires. Le meurtre d’Eric Garner est évoqué alors que Poussey lutte pour respirer. Le corps de Poussey est laissé sur le sol de la cafétéria durant des heures après sa mort, rappelant le traitement similaire du corps de Mike Brown par la police de Ferguson. La série connait bien ses sources, et en tant que spectatrice noire, il était impossible pour moi de voir la mort de Poussey en dehors de ce contexte.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

OITNB traitait enfin des sujets plus graves, mais ils ont été gérés d’une façon qui souligne l’incapacité de la série à faire face à la réalité entourant la mort de ceux tués par la police. L’épisode menant aux derniers instants de Poussey se concentre sur l’adolescence de Bayley (Alan Aisenberg), le meurtrier de Poussey. Il amène le spectateur à penser « Hey, des gens bien font des erreurs ! » Quand la série décide d’humaniser Bayley, ça a rendu la mort de Poussey similaire à celles de Garner et Brown uniquement en terme d’images. Ce choix permet à OITNB de se positionner avec le mouvement Black Lives Matter pour le divertissement, mais échoue à attribuer le vrai blâme de la mort de Poussey. La série ignore les circonstances politiques de privilège blanc, de suprématie et de violence policière en faisant du meurtrier de Poussey un des mec bien au milieu de tous les méchants.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

Pour cette raison, la série n’est pas à la hauteur du mouvement Black Lives Matter. Dans une saison où l’on voit un groupe de suprématistes blancs nouvellement formé crier « All lives Matter » tout en présentant ses membres comme des racistes incompris qui pensent juste qu’Hitler aurait pu bénéficier de meilleurs conseils, la série s’accroche à son « nous sommes tous de bonnes personnes » et ignore le danger derrière cette manière de penser. La discrimination de Piper (Taylor Schilling) envers les dominicaines quand elles menacent son commerce de culottes est plus que juste un autre exemple de Piper étant horrible. Elle utilise activement ses privilèges de blanche pour mettre les femmes de couleurs en danger. La svastika que les dominicaines lui gravent dessus est rapidement transformée en fenêtre qu’elle semble aimer tout autant que ses autres tatouages de prison. La série ne qualifie pas Piper de mauvaise personne pour ce qu’elle a fait, alors qu’elle devrait. Il devrait être facile pour la série de s’opposer à la suprématie blanche. Il n’y a pas de zone grise acceptable autour de la suprématie blanche.

La mort de Poussey a été particulièrement décevante parce qu’elle est arrivée à la fin d’une saison qui a fait de son personnage une collection de rêves et d’espoirs qui n’arriveront jamais à terme. Toute la saison, son personnage n’a pas vraiment eu de ligne directrice. Son problème avec l’alcool et ses motivations ont été remplacés par une relation amoureuse qui a l’air de sortir d’un hashtag Tumblr. Dès que Judy King (la brillante Blair Brown), la Martha Stewart remplaçante, offre à Poussey la promesse d’un travail lors de sa libération, il devient évident que Poussey ne quittera pas la prison. Écrire la fin d’un personnage de série n’est pas facile, mais les meilleures séries s’arrangent pour les garder impliqués dans l’action pour que leur mort soit un choc. Tandis que Poussey passe la saison en lune de miel avec l’ennuyeuse Soso (Kimiko Glenn), elle est minimisée au point de devenir un simple outil de l’intrigue. Sa mort aurait pu représenter la réalité de la brutalité policière. À la place, c’est une façon facile de faire disparaître un personnage avec un clin d’œil à l’actualité.

OITNB ne comprend pas entièrement les histoires derrière les gros titres. La semaine dernière, des vidéos des morts d’Alton Sterling et Philando Castile ont envahi les fils d’actualité Facebook. Des vidéos des corps saignants d’hommes noirs assassinés ont été postées mine de rien entre des vidéos de chat et des photos de fêtes du 4 juillet. Leur mort représente une réalité qu’OITNB ne commence même pas à effleurer avec la mort de Poussey. Ça n’a aucune importance si les policiers qui ont commis ces injustices ont grandi dans de petites villes et faisaient de leur mieux comme Bayley. Ce qui importe c’est que leurs actions et le système qui ferme les yeux dessus ont causé la mort de ces hommes. Plus important encore, il s’agissait d’une des rares instances où la vérité a été enregistrée et mise à disposition du public immédiatement.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

Faire la lumière sur la vérité a été une des principales demandes de ceux qui luttent contre le racisme et les brutalités policières. Ils ne demandent pas de châtiment ou de violence. Ils veulent que nous reconnaissions qu’il y a un problème et qu’il faut le régler. Les manifestations non-violente qui ont eu lieu ces dernières semaines nous demandent simplement de réaliser la vérité. Dans son final, OITNB a raté une énorme opportunité de réaliser cette demande. Avec les médias rassemblés autour de la prison pour la libération de Judy King et la révolte des détenues, la série offre enfin une opportunité de faire sortir la brutalité – et la tragédie de la mort de Poussey – hors des murs de Litchfield, jusqu’à nous. Pendant que Judy King marche dans le couloir vers la liberté, il semble que les détenues courent vers la lumière avec elle.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

Au lieu de poursuivre dans cette direction, OITNB choisi de nous offrir la menace de plus de morts en tant que cliffhanger divertissant. Les détenues encerclent Judy King et l’officier Humphrey (Michael Torpey), un des grands méchants de la saison. Après être restée dans son coin la majeure partie de la saison, Daya (Dascha Polanco) ramasse l’arme d’Humphrey et le vise. Les femmes l’encouragent à tirer. Les détenues de toutes les couleurs exigent sa mort. À ce moment précis, la série efface le travail fait pendant quatre saisons pour présenter ces femmes comme humaines, comme plus que des meurtrières et des criminelles. Alors que la saison se termine avec Daya tiraillée par le choix, la réalité nous montre quelles pourraient être les véritables conséquences de ses actions. À Dallas, le coup est parti. L’idée du châtiment que se faisait un homme a été appliquée, et la suite n’est pas un cliffhanger qui nous tient en haleine ; c’est la terreur. La réalité de la violence promise par le final d’OITNB est terrifiante.

Il est difficile de décrire l’effroi et la terreur qui planent au dessus de Dallas en ce moment. Je suis une texane de 5ème génération née à Dallas. Toute ma famille vit ici. J’ai demandé à ma mère si tout le monde allait bien, s’ils étaient tous rentrés sains et saufs du rassemblement. Même si c’était le cas, elle m’a dit qu’ils avaient la sensation d’avoir pris le chemin d’une nouvelle menace incertaine. La sécurité ne semble plus garantie. Ceci est la réalité dans laquelle OITNB a placé ses personnages avec cette fin de saison. Si le coup part et que le surveillant pénitentiaire est tué alors qu’OITNB continue à laisser la place à des zones grises et à la suprématie blanche, il parait peu probable que la série soit capable de gérer cette nouvelle réalité de tensions raciales exacerbées.

Contrairement à la saison précédente, le final de la saison quatre n’apporte qu’angoisse et questions. Poussey était plus que la favorite des fans. Elle était un des rares personnages à être apprécié par presque tous les groupes de Litchfield. Elle était sans difficulté le personnage le plus sympathique de la série. Pourquoi, alors, laisser les spectateurs sans résolution suite à sa mort ? Pourquoi le directeur Caputo (Nick Sandow), qui était prêt à faire beaucoup de choses pour sortir Sophia (Laverne Cox, dont la faible présence a nuit à la saison) de l’isolement, a soudainement complètement ignoré toutes les détenues et supporté les gardiens qu’il avait menacé de renvoyer ? Caputo, plus que n’importe quel autre officier, a toujours vu l’humanité des femmes sous sa garde. Pourquoi la mort de Poussey ne le motive pas à enfin faire connaître les injustices qui se déroulent à Litchfield ? Pourquoi la mort d’une des détenues les plus appréciées de Litchfield n’est pas l’élément déclencheur ?

La série semble croire que la caractérisation de Bayley en gentil garçon un peu ringard est une raison suffisante pour que Caputo le défende. La justice pour Poussey, en revanche, est limitée à un appel à sens unique entre Caputo et son père et une conférence de presse qui la laisse être une victime anonyme. Elle méritait mieux que ce que ce final lui offre —Daya visant Humphrey avec un pistolet, l’issue toujours incertaine pendant que les détenues réclament du sang, leur protestation pacifique transformée en violence. Vu la situation actuelle du pays, il est difficile d’imaginer pire pour cette saison d’OITNB qu’une pièce pleine d’auteurs blancs qui décident de s’attaquer à la question de l’injustice raciale et qui arrivent à la conclusion que ce que les femmes de couleur doivent réellement vouloir sont des représailles.

Inclusivité & accessibilité

Comme j’en ai un peu parlé récemment, j’ai commencé (avec une bande de personnes plus merveilleuses les unes que les autres) à travailler sur un projet de magazine en ligne.

Parmi les choses qui nous tiennent à cœur et que nous souhaitons appliquer dès le début du projet, il y a l’accessibilité et l’inclusivité.

L’accessibilité numérique, si vous faites des sites web, vous est probablement quelque chose de familier. Sinon, il s’agit de rendre accessible un site à toute personne, quel que soit son handicap (moteur, mental, sensoriel), son matériel (vieux pc, connexion lente, appareil mobile…) ou sa situation (bruit etc).

Notre magazine étant né d’une envie de contenus féministes réellement inclusifs, c’est-à-dire pas uniquement écrit par et pour des femmes cisgenres hétérosexuelles blanches & valides, il nous parait primordial d’adopter une écriture inclusive.

Pris séparément, ces deux axes de travail ne nous posent pas de problèmes particuliers, cependant nous souhaitons nous assurer que l’écriture inclusive ne rendra pas la consultation du magazine plus compliquée à nos lecteurices utilisant un lecteur d’écran.

N’ayant pas trouvé de ressource toute faite pour savoir quelle forme d’écriture inclusive est la plus accessible, je me suis chargée de faire quelques tests avec les outils d’accessibilité d’Android & d’Apple (merci à @iergo pour la suggestion 🙂 )

Quoiqu’il arrive, montez le son de votre téléphone et ouvrez l’application que vous voulez tester AVANT d’activer Talk Back ou Voice Over pour la première fois, ça vous évitera de vous énerver pour rien (non, ça ne sent pas le vécu !).

 

EDIT : Comme signalé en commentaire, j’avais oublié les points médians, erreur réparée 🙂
J’ai donc testé quatre cinq phrases :

  1. Iels sont enchantéEs.
  2. Iels sont enchanté-e-s.
  3. Iels sont enchanté.e.s.
  4. Iels sont enchanté(e)s.
  5. Iels sont enchanté·e·s.

La première version est prononcée comme le serait « enchantées » sans majuscule.

Dans la deuxième version, le mot enchanté-e-s est incompréhensible.

Dans les trois dernières versions, le « e » est prononcé distinctement, elles nous conviennent donc toutes les trois d’un point de vue accessibilité.

Cependant,  la graphie « é(e)s » est critiquée par certains qui considèrent qu’elle « met les femmes entre parenthèses », qu’elle implique une hiérarchie. Les points médians ont l’avantage d’être neutres typographiquement.

Nous avons donc choisi d’utiliser la graphie « é.e.s » pour notre magazine 🙂

Nous choisirons donc soit la graphie « é.e.s », soit la graphie « é·e·s » pour notre magazine 🙂

Dans mon historique #11

Toutes les semaines, quand je réunis les liens pour cette rubrique, j’essaye de mettre des contenus positifs dans le lot, mais vu l’actualité c’est un poil compliqué… Donc cette semaine mon historique n’est pas vraiment hilarant, mais promis tout est intéressant 😉

La culture du viol est une culture de la surveillance

Quelle coïncidence que les violeurs tombent si souvent sur des femmes ivres. On sait pourtant que ce n’est pas parce que vous êtes saoule que vous méritez de vous faire violer. On sait aussi que tout un tas d’hommes peuvent boire sans violer quiconque. Quand on réfléchit au viol, on a tendance à penser à un plan bien calculé. Des types qui roulent dans des camionnettes banalisées, avec du gros scotch et des ciseaux aiguisés sur le siège arrière. Des types qui suivent des femmes, notent leurs déplacements et les attrapent quand elles sont le plus vulnérable. Quand on pense au viol, on imagine des hommes qui calculent méticuleusement comment faire du mal à des femmes. On pense à la violence sexuelle dans ce qu’elle a de plus atroce, à comment des hommes ont recours à la force pour immobiliser des femmes. Mais, pour une raison quelconque, on ne pense pas au type qui vous surveille de l’autre côté du bar, en public, pendant peut-être une heure ou deux, pour voir si vous vous saoulez toute seule ou s’il doit intervenir pour vous payer un verre. Ce genre de viols –les viols où les femmes sont trop saoules pour consentir, sont inconscientes et où personne ne s’embarrasse de toute façon jamais de leur de demander leur avis–, on les considère comme des accidents. Tout le monde était au mauvais endroit au mauvais moment. Des erreurs de jeunesse. La culture de la fête. C’est la faute du vin. Et on oublie le calcul: que cet homme qui vous a violée est venue vous voir justement parce que vous ne teniez plus debout, parce qu’il pensait que ça serait du tout cuit.

À lire en entier ici.

 

En parlant de surveillance…

Au menu de ces infractions : récolte d’informations personnelles de femmes afin de « mieux » les draguer, transmission d’informations sensibles à des prisonniers, vente de données afin de s’enrichir personnellement, passage d’infos à la mafia…

La police a accédé aux données numériques des citoyens anglais pour le fun et l’argent

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous votez tous les jours

Tout choix d’achat est un vote. Et l’ensemble de la population française semble voter pour la mondialisation, celle des produits venant des pays sans protection sociale, sans droit du travail pour protéger les employés, sans protection des enfants. Acheter des produits issus d’usines polluantes, exploitant la misère sur place et enrichissant les actionnaires occidentaux est un vote, un choix de notre part.

Mener une vie de citoyen ne se résume donc pas à insérer un bout de papier dans une urne avec un nom interchangeable d’un parti à l’autre.

Voter, c’est agir au quotidien via nos actions et choix personnels : via nos achats, nos loisirs et nos vacances, ainsi que dans notre temps passé au sein d’associations.

Ça, aucun politique ou entreprise ne peut nous l’enlever.

À lire en intégralité ici

 

Et si on arrêtait de tailler sur les homos refoulé(e)s

Dans tous les cas, les blagues vaseuses sur les « homosexuel.les refoulé.es », c’est juste une idée de merde.
Attribuer la cause de l’homophobie du monde à ces mêmes « homosexuel.les refoulé.es », c’est encore plus une idée de merde.
Et vous figurez vous que non seulement elle est merdique, votre idée… Mais en prime elle est carrément homophobe, votre idée de merde

Le reste par là

 

Messieurs les cisgenres, le féminisme n’a pas besoin de vous, et c’est tant mieux

Ce n’est pas vous qui importez dans cette lutte, dans ce combat.
Il serait temps de le comprendre, d’arrêter de chouiner.
Et de nous soutenir comme nous l’entendons, comme nous le désirons.
Plutôt que de modeler le féminisme à votre image.
Notre mouvement ne vous appartient pas. 

À lire en intégralité ici

 

Et en bonus, je fais un peu de teasing… Voici une suite de tweets que j’ai posté mercredi soir :

Ces derniers mois, j’ai vu passer pas mal de critiques de Madmoizelle, souvent quand ils ont écrit / relayé des contenus problématiques

Par exemple quand ils ont conseillé un film un peu moisi dedans (cf. How to be single, Zoolander 2)

ou produit une vidéo problématique (cf. harcèlement de rue, Beach body ready)

Quand j’ai découvert MadZ y’a 4/5 ans, ça a été une révélation (oh ! le féminisme !) et j’aimais 99% de leur contenu.

Plus ça va, plus ce pourcentage baisse. C’est en parti parce que j’ai maintenant 28 ans et que je suis un peu hors de leur cible,

mais je pense que c’est surtout parce que j’ai beaucoup évolué en matière de féminisme (et toutes les luttes connexes, merci Twitter <3)

alors que MadZ reste sur un féminisme léger, « grand public ».

en parle bien ici : https://twitter.com/aleeshay/status/750621532611895296

Bref, maintenant que j’ai évolué, j’aimerai avoir un magazine adapté à me mettre sous la dent…

Je connais des sites / blogs qui parlent de féminisme, de grossophobie, de racisme, d’afroféminisme etc

Mais en fait, j’aimerai avoir un magazine féminin, qui parle de plein de choses (mode, cuisine, cinéma, société, politique, DIY, sexo…)

mais qui le fasse de façon vraiment féministe. Une sorte d’évolution Pokémon de Madmoizelle \o/

Si jamais ce site existe et que je suis passée à côté, ça serait choupi de me l’indiquer <3

Sinon, quand est-ce qu’on se lance ?

… Il se peut que j’ai quelque chose à vous annoncer d’ici quelques semaines <3

Bonne lecture 😉

Interview de 2 sage-femmes + soignant(e)s safes

Je viens de regarder cette interview, c’est super instructif. Je savais que les sage-femmes faisaient plus que « juste » les accouchements, mais c’est intéressant de savoir plus précisément 😉

Pour celles qui chercheraient à trouver un nouveau praticien, voici la liste dont Sonia parle durant l’interview : Gyn & Co