Cisgenre n’est pas une insulte

Je viens de tomber sur une suite de tweets que j’ai trouvé intéressante, et il m’a paru pertinent de la traduire en français.

Il y a un terme pour désigner ce qu’est le mot « cisgenre » : c’est un rétronyme. Et pour je ne sais quelle raison, les gens ne comprennent pas ça.

Un rétronyme est un mot créé pour aider à différencier l’ancien usage d’un mot de son nouvel usage.

Par exemple, on parle de « téléphone fixe » pour faire la différence avec les « téléphones portables ».

Donc « cisgenre » est un rétronyme créé pour faire la différence avec « transgenre », maintenant que « transgenre » est entré dans le langage courant.

Ce n’est ni une insulte, ni une identité forcée, c’est un nouveau mot pour désigner une vieille chose.

Orange Is The New Black n’a pas réussi à faire compter les vies noires

Traduit avec l’autorisation d’Ashley Ray-Harris.

L’article original est consultable ici.

N’hésitez pas à me signaler si j’ai fait une faute, une erreur de traduction ou autre :)

Cet article parle d’éléments importants de l’intrigue de la quatrième saison d’Orange Is The New Black.

Cette saison d’Orange Is The New Black est celle qui a le plus divisé les spectateurs. Quelques critiques, comme Joshua Alston de The A.V. Club, ont encensé la saison 4 comme la meilleure de la série — 13 épisodes palpitants, qui ont reconquis les spectateurs après une troisième saison décousue. C’est vrai que cette année OITNB a abordé des sujets qui vont plus loin que l’échec de l’industrie carcérale, en s’intéressant au système d’injustice raciale qui existe dans la prison à but lucratif de Litchfield. Alors que les saisons précédentes ont été saluées pour leur diversité et la représentation nuancée de personnages issus des minorités, la tentative d’OITNB de traiter les sujets du racisme et de la brutalité policière a essuyé des critiques. Après avoir regardé la saison, il est impossible d’ignorer les accusations d’exploitation de la souffrance des noirs dans un but de divertissement.

Ces accusations ne sont pas infondées ou, comme Myles McNutt de The A.V. Club le prétend, les doléances de critiques qui n’ont pas compris la complexité de la TV. En fait, elles soulignent un tournant dans le schéma narratif de la série. Les saisons précédentes réussissaient un mélange d’humour, d’humanité et de tragédie en explorant les histoires individuelles de femmes et l’effet que la prison avait sur leurs vies. Cette saison, en revanche, ne fait que survoler l’humanité unique de ces femmes dans une tentative de faire une déclaration grandiose en réponse au mouvement Black Lives Matter. Ce thème ne devrait pas être hors-limites pour la série, mais il est clair qu’une équipe de scénaristes sans auteur noir ne savait pas vraiment comment gérer un tel sujet. Selon Fusion, « des 16 personnes qui sont créditées pour les quatre saisons de la série, une est latino et une est asiatique. » La vaste majorité sont des femmes. (Note : Fusion, comme The A.V. Club, est possédé par Univision Communications.) Le résultat est une saison qui marche sur la limite entre être offensante et malavisée.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

Le moment décisif de cette saison d’Orange Is The New Black est dans l’épisode 12, “The Animals.” Après des abus incessants de la part des nouveaux surveillants pénitentiaires, les détenues prennent littéralement position ensemble, sur les tables de la cafétéria. Dans cette saison qui se concentre sur les divisions raciales au sein de la prison, c’est un moment excitant, vu que les factions de détenues joignent enfin leurs forces contre une menace plus grande. Malheureusement, ce moment ne dure pas. Dès que les gardes commencent à faire descendre les prisonnières des tables, une émeute éclate. Poussey (Samira Wiley) est immobilisée sous le genou d’un garde, et les vraies motivations de la scène deviennent claires. Le meurtre d’Eric Garner est évoqué alors que Poussey lutte pour respirer. Le corps de Poussey est laissé sur le sol de la cafétéria durant des heures après sa mort, rappelant le traitement similaire du corps de Mike Brown par la police de Ferguson. La série connait bien ses sources, et en tant que spectatrice noire, il était impossible pour moi de voir la mort de Poussey en dehors de ce contexte.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

OITNB traitait enfin des sujets plus graves, mais ils ont été gérés d’une façon qui souligne l’incapacité de la série à faire face à la réalité entourant la mort de ceux tués par la police. L’épisode menant aux derniers instants de Poussey se concentre sur l’adolescence de Bayley (Alan Aisenberg), le meurtrier de Poussey. Il amène le spectateur à penser « Hey, des gens bien font des erreurs ! » Quand la série décide d’humaniser Bayley, ça a rendu la mort de Poussey similaire à celles de Garner et Brown uniquement en terme d’images. Ce choix permet à OITNB de se positionner avec le mouvement Black Lives Matter pour le divertissement, mais échoue à attribuer le vrai blâme de la mort de Poussey. La série ignore les circonstances politiques de privilège blanc, de suprématie et de violence policière en faisant du meurtrier de Poussey un des mec bien au milieu de tous les méchants.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

Pour cette raison, la série n’est pas à la hauteur du mouvement Black Lives Matter. Dans une saison où l’on voit un groupe de suprématistes blancs nouvellement formé crier « All lives Matter » tout en présentant ses membres comme des racistes incompris qui pensent juste qu’Hitler aurait pu bénéficier de meilleurs conseils, la série s’accroche à son « nous sommes tous de bonnes personnes » et ignore le danger derrière cette manière de penser. La discrimination de Piper (Taylor Schilling) envers les dominicaines quand elles menacent son commerce de culottes est plus que juste un autre exemple de Piper étant horrible. Elle utilise activement ses privilèges de blanche pour mettre les femmes de couleurs en danger. La svastika que les dominicaines lui gravent dessus est rapidement transformée en fenêtre qu’elle semble aimer tout autant que ses autres tatouages de prison. La série ne qualifie pas Piper de mauvaise personne pour ce qu’elle a fait, alors qu’elle devrait. Il devrait être facile pour la série de s’opposer à la suprématie blanche. Il n’y a pas de zone grise acceptable autour de la suprématie blanche.

La mort de Poussey a été particulièrement décevante parce qu’elle est arrivée à la fin d’une saison qui a fait de son personnage une collection de rêves et d’espoirs qui n’arriveront jamais à terme. Toute la saison, son personnage n’a pas vraiment eu de ligne directrice. Son problème avec l’alcool et ses motivations ont été remplacés par une relation amoureuse qui a l’air de sortir d’un hashtag Tumblr. Dès que Judy King (la brillante Blair Brown), la Martha Stewart remplaçante, offre à Poussey la promesse d’un travail lors de sa libération, il devient évident que Poussey ne quittera pas la prison. Écrire la fin d’un personnage de série n’est pas facile, mais les meilleures séries s’arrangent pour les garder impliqués dans l’action pour que leur mort soit un choc. Tandis que Poussey passe la saison en lune de miel avec l’ennuyeuse Soso (Kimiko Glenn), elle est minimisée au point de devenir un simple outil de l’intrigue. Sa mort aurait pu représenter la réalité de la brutalité policière. À la place, c’est une façon facile de faire disparaître un personnage avec un clin d’œil à l’actualité.

OITNB ne comprend pas entièrement les histoires derrière les gros titres. La semaine dernière, des vidéos des morts d’Alton Sterling et Philando Castile ont envahi les fils d’actualité Facebook. Des vidéos des corps saignants d’hommes noirs assassinés ont été postées mine de rien entre des vidéos de chat et des photos de fêtes du 4 juillet. Leur mort représente une réalité qu’OITNB ne commence même pas à effleurer avec la mort de Poussey. Ça n’a aucune importance si les policiers qui ont commis ces injustices ont grandi dans de petites villes et faisaient de leur mieux comme Bayley. Ce qui importe c’est que leurs actions et le système qui ferme les yeux dessus ont causé la mort de ces hommes. Plus important encore, il s’agissait d’une des rares instances où la vérité a été enregistrée et mise à disposition du public immédiatement.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

Faire la lumière sur la vérité a été une des principales demandes de ceux qui luttent contre le racisme et les brutalités policières. Ils ne demandent pas de châtiment ou de violence. Ils veulent que nous reconnaissions qu’il y a un problème et qu’il faut le régler. Les manifestations non-violente qui ont eu lieu ces dernières semaines nous demandent simplement de réaliser la vérité. Dans son final, OITNB a raté une énorme opportunité de réaliser cette demande. Avec les médias rassemblés autour de la prison pour la libération de Judy King et la révolte des détenues, la série offre enfin une opportunité de faire sortir la brutalité – et la tragédie de la mort de Poussey – hors des murs de Litchfield, jusqu’à nous. Pendant que Judy King marche dans le couloir vers la liberté, il semble que les détenues courent vers la lumière avec elle.

Photo: Netflix
Photo: Netflix

Au lieu de poursuivre dans cette direction, OITNB choisi de nous offrir la menace de plus de morts en tant que cliffhanger divertissant. Les détenues encerclent Judy King et l’officier Humphrey (Michael Torpey), un des grands méchants de la saison. Après être restée dans son coin la majeure partie de la saison, Daya (Dascha Polanco) ramasse l’arme d’Humphrey et le vise. Les femmes l’encouragent à tirer. Les détenues de toutes les couleurs exigent sa mort. À ce moment précis, la série efface le travail fait pendant quatre saisons pour présenter ces femmes comme humaines, comme plus que des meurtrières et des criminelles. Alors que la saison se termine avec Daya tiraillée par le choix, la réalité nous montre quelles pourraient être les véritables conséquences de ses actions. À Dallas, le coup est parti. L’idée du châtiment que se faisait un homme a été appliquée, et la suite n’est pas un cliffhanger qui nous tient en haleine ; c’est la terreur. La réalité de la violence promise par le final d’OITNB est terrifiante.

Il est difficile de décrire l’effroi et la terreur qui planent au dessus de Dallas en ce moment. Je suis une texane de 5ème génération née à Dallas. Toute ma famille vit ici. J’ai demandé à ma mère si tout le monde allait bien, s’ils étaient tous rentrés sains et saufs du rassemblement. Même si c’était le cas, elle m’a dit qu’ils avaient la sensation d’avoir pris le chemin d’une nouvelle menace incertaine. La sécurité ne semble plus garantie. Ceci est la réalité dans laquelle OITNB a placé ses personnages avec cette fin de saison. Si le coup part et que le surveillant pénitentiaire est tué alors qu’OITNB continue à laisser la place à des zones grises et à la suprématie blanche, il parait peu probable que la série soit capable de gérer cette nouvelle réalité de tensions raciales exacerbées.

Contrairement à la saison précédente, le final de la saison quatre n’apporte qu’angoisse et questions. Poussey était plus que la favorite des fans. Elle était un des rares personnages à être apprécié par presque tous les groupes de Litchfield. Elle était sans difficulté le personnage le plus sympathique de la série. Pourquoi, alors, laisser les spectateurs sans résolution suite à sa mort ? Pourquoi le directeur Caputo (Nick Sandow), qui était prêt à faire beaucoup de choses pour sortir Sophia (Laverne Cox, dont la faible présence a nuit à la saison) de l’isolement, a soudainement complètement ignoré toutes les détenues et supporté les gardiens qu’il avait menacé de renvoyer ? Caputo, plus que n’importe quel autre officier, a toujours vu l’humanité des femmes sous sa garde. Pourquoi la mort de Poussey ne le motive pas à enfin faire connaître les injustices qui se déroulent à Litchfield ? Pourquoi la mort d’une des détenues les plus appréciées de Litchfield n’est pas l’élément déclencheur ?

La série semble croire que la caractérisation de Bayley en gentil garçon un peu ringard est une raison suffisante pour que Caputo le défende. La justice pour Poussey, en revanche, est limitée à un appel à sens unique entre Caputo et son père et une conférence de presse qui la laisse être une victime anonyme. Elle méritait mieux que ce que ce final lui offre —Daya visant Humphrey avec un pistolet, l’issue toujours incertaine pendant que les détenues réclament du sang, leur protestation pacifique transformée en violence. Vu la situation actuelle du pays, il est difficile d’imaginer pire pour cette saison d’OITNB qu’une pièce pleine d’auteurs blancs qui décident de s’attaquer à la question de l’injustice raciale et qui arrivent à la conclusion que ce que les femmes de couleur doivent réellement vouloir sont des représailles.

Inclusivité & accessibilité

Comme j’en ai un peu parlé récemment, j’ai commencé (avec une bande de personnes plus merveilleuses les unes que les autres) à travailler sur un projet de magazine en ligne.

Parmi les choses qui nous tiennent à cœur et que nous souhaitons appliquer dès le début du projet, il y a l’accessibilité et l’inclusivité.

L’accessibilité numérique, si vous faites des sites web, vous est probablement quelque chose de familier. Sinon, il s’agit de rendre accessible un site à toute personne, quel que soit son handicap (moteur, mental, sensoriel), son matériel (vieux pc, connexion lente, appareil mobile…) ou sa situation (bruit etc).

Notre magazine étant né d’une envie de contenus féministes réellement inclusifs, c’est-à-dire pas uniquement écrit par et pour des femmes cisgenres hétérosexuelles blanches & valides, il nous parait primordial d’adopter une écriture inclusive.

Pris séparément, ces deux axes de travail ne nous posent pas de problèmes particuliers, cependant nous souhaitons nous assurer que l’écriture inclusive ne rendra pas la consultation du magazine plus compliquée à nos lecteurices utilisant un lecteur d’écran.

N’ayant pas trouvé de ressource toute faite pour savoir quelle forme d’écriture inclusive est la plus accessible, je me suis chargée de faire quelques tests avec les outils d’accessibilité d’Android & d’Apple (merci à @iergo pour la suggestion 🙂 )

Quoiqu’il arrive, montez le son de votre téléphone et ouvrez l’application que vous voulez tester AVANT d’activer Talk Back ou Voice Over pour la première fois, ça vous évitera de vous énerver pour rien (non, ça ne sent pas le vécu !).

 

EDIT : Comme signalé en commentaire, j’avais oublié les points médians, erreur réparée 🙂
J’ai donc testé quatre cinq phrases :

  1. Iels sont enchantéEs.
  2. Iels sont enchanté-e-s.
  3. Iels sont enchanté.e.s.
  4. Iels sont enchanté(e)s.
  5. Iels sont enchanté·e·s.

La première version est prononcée comme le serait « enchantées » sans majuscule.

Dans la deuxième version, le mot enchanté-e-s est incompréhensible.

Dans les trois dernières versions, le « e » est prononcé distinctement, elles nous conviennent donc toutes les trois d’un point de vue accessibilité.

Cependant,  la graphie « é(e)s » est critiquée par certains qui considèrent qu’elle « met les femmes entre parenthèses », qu’elle implique une hiérarchie. Les points médians ont l’avantage d’être neutres typographiquement.

Nous avons donc choisi d’utiliser la graphie « é.e.s » pour notre magazine 🙂

Nous choisirons donc soit la graphie « é.e.s », soit la graphie « é·e·s » pour notre magazine 🙂

Dans mon historique #11

Toutes les semaines, quand je réunis les liens pour cette rubrique, j’essaye de mettre des contenus positifs dans le lot, mais vu l’actualité c’est un poil compliqué… Donc cette semaine mon historique n’est pas vraiment hilarant, mais promis tout est intéressant 😉

La culture du viol est une culture de la surveillance

Quelle coïncidence que les violeurs tombent si souvent sur des femmes ivres. On sait pourtant que ce n’est pas parce que vous êtes saoule que vous méritez de vous faire violer. On sait aussi que tout un tas d’hommes peuvent boire sans violer quiconque. Quand on réfléchit au viol, on a tendance à penser à un plan bien calculé. Des types qui roulent dans des camionnettes banalisées, avec du gros scotch et des ciseaux aiguisés sur le siège arrière. Des types qui suivent des femmes, notent leurs déplacements et les attrapent quand elles sont le plus vulnérable. Quand on pense au viol, on imagine des hommes qui calculent méticuleusement comment faire du mal à des femmes. On pense à la violence sexuelle dans ce qu’elle a de plus atroce, à comment des hommes ont recours à la force pour immobiliser des femmes. Mais, pour une raison quelconque, on ne pense pas au type qui vous surveille de l’autre côté du bar, en public, pendant peut-être une heure ou deux, pour voir si vous vous saoulez toute seule ou s’il doit intervenir pour vous payer un verre. Ce genre de viols –les viols où les femmes sont trop saoules pour consentir, sont inconscientes et où personne ne s’embarrasse de toute façon jamais de leur de demander leur avis–, on les considère comme des accidents. Tout le monde était au mauvais endroit au mauvais moment. Des erreurs de jeunesse. La culture de la fête. C’est la faute du vin. Et on oublie le calcul: que cet homme qui vous a violée est venue vous voir justement parce que vous ne teniez plus debout, parce qu’il pensait que ça serait du tout cuit.

À lire en entier ici.

 

En parlant de surveillance…

Au menu de ces infractions : récolte d’informations personnelles de femmes afin de « mieux » les draguer, transmission d’informations sensibles à des prisonniers, vente de données afin de s’enrichir personnellement, passage d’infos à la mafia…

La police a accédé aux données numériques des citoyens anglais pour le fun et l’argent

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous votez tous les jours

Tout choix d’achat est un vote. Et l’ensemble de la population française semble voter pour la mondialisation, celle des produits venant des pays sans protection sociale, sans droit du travail pour protéger les employés, sans protection des enfants. Acheter des produits issus d’usines polluantes, exploitant la misère sur place et enrichissant les actionnaires occidentaux est un vote, un choix de notre part.

Mener une vie de citoyen ne se résume donc pas à insérer un bout de papier dans une urne avec un nom interchangeable d’un parti à l’autre.

Voter, c’est agir au quotidien via nos actions et choix personnels : via nos achats, nos loisirs et nos vacances, ainsi que dans notre temps passé au sein d’associations.

Ça, aucun politique ou entreprise ne peut nous l’enlever.

À lire en intégralité ici

 

Et si on arrêtait de tailler sur les homos refoulé(e)s

Dans tous les cas, les blagues vaseuses sur les « homosexuel.les refoulé.es », c’est juste une idée de merde.
Attribuer la cause de l’homophobie du monde à ces mêmes « homosexuel.les refoulé.es », c’est encore plus une idée de merde.
Et vous figurez vous que non seulement elle est merdique, votre idée… Mais en prime elle est carrément homophobe, votre idée de merde

Le reste par là

 

Messieurs les cisgenres, le féminisme n’a pas besoin de vous, et c’est tant mieux

Ce n’est pas vous qui importez dans cette lutte, dans ce combat.
Il serait temps de le comprendre, d’arrêter de chouiner.
Et de nous soutenir comme nous l’entendons, comme nous le désirons.
Plutôt que de modeler le féminisme à votre image.
Notre mouvement ne vous appartient pas. 

À lire en intégralité ici

 

Et en bonus, je fais un peu de teasing… Voici une suite de tweets que j’ai posté mercredi soir :

Ces derniers mois, j’ai vu passer pas mal de critiques de Madmoizelle, souvent quand ils ont écrit / relayé des contenus problématiques

Par exemple quand ils ont conseillé un film un peu moisi dedans (cf. How to be single, Zoolander 2)

ou produit une vidéo problématique (cf. harcèlement de rue, Beach body ready)

Quand j’ai découvert MadZ y’a 4/5 ans, ça a été une révélation (oh ! le féminisme !) et j’aimais 99% de leur contenu.

Plus ça va, plus ce pourcentage baisse. C’est en parti parce que j’ai maintenant 28 ans et que je suis un peu hors de leur cible,

mais je pense que c’est surtout parce que j’ai beaucoup évolué en matière de féminisme (et toutes les luttes connexes, merci Twitter <3)

alors que MadZ reste sur un féminisme léger, « grand public ».

en parle bien ici : https://twitter.com/aleeshay/status/750621532611895296

Bref, maintenant que j’ai évolué, j’aimerai avoir un magazine adapté à me mettre sous la dent…

Je connais des sites / blogs qui parlent de féminisme, de grossophobie, de racisme, d’afroféminisme etc

Mais en fait, j’aimerai avoir un magazine féminin, qui parle de plein de choses (mode, cuisine, cinéma, société, politique, DIY, sexo…)

mais qui le fasse de façon vraiment féministe. Une sorte d’évolution Pokémon de Madmoizelle \o/

Si jamais ce site existe et que je suis passée à côté, ça serait choupi de me l’indiquer <3

Sinon, quand est-ce qu’on se lance ?

… Il se peut que j’ai quelque chose à vous annoncer d’ici quelques semaines <3

Bonne lecture 😉

Interview de 2 sage-femmes + soignant(e)s safes

Je viens de regarder cette interview, c’est super instructif. Je savais que les sage-femmes faisaient plus que « juste » les accouchements, mais c’est intéressant de savoir plus précisément 😉

Pour celles qui chercheraient à trouver un nouveau praticien, voici la liste dont Sonia parle durant l’interview : Gyn & Co

Dans mon historique #10

Grosse semaine, je n’ai pas eu le temps de lire grand chose, mais j’ai quand même quelques liens à vous proposer :

Tristan Nitot – Cloud, vie privée et surveillance de masse

Tristan Nitot

Transcription complète ici

Victoire !

chalutage eaux profondes

Le chalutage en eau profonde est enfin interdit par l’UE !

Si vous vous demandez pourquoi c’est important, Pénélope Bagieu l’a très bien expliqué en BD 🙂

Wreck-it, Ralph !

Les mondes de Ralph 2

Une suite est annoncée pour 2018 ! Ayant adoré le premier film, je suis assez impatiente 🙂

Bonne lecture 😉

Zootopia – 8/10

Je suis allée voir Zootopia à reculons. Les films d’animations remplis d’animaux qui parlent sont loin d’être ma tasse de thé et la scène des paresseux mise en avant dans la bande annonce ne m’a pas fait esquisser l’ombre d’un sourire.

J’ai fini par me laisser convaincre, sans rien attendre de ce que je prenais pour une resucée de Madagascar ou Nos voisins les hommes. Et je dois admettre que j’avais complètement tort.

Concept art pour Little Rodentia
Concept art pour Little Rodentia

Zootopia est bien plus qu’un sketch d’1h40 rempli d’animaux choupi-trognon qui parlent et font des bêtises. L’histoire de Judy Hopps & Nick Wilde, leur duo typique des buddy movies et leur enquête sert de prétexte. Le vrai propos du film est un hymne à la tolérance et des sujets comme le sexisme, le racisme et les discriminations en tout genre sont abordés de façon intelligente comme par exemple dans cette scène où Nick se permet de toucher les cheveux poils de l’adjointe au maire sans sa permission.

J’ai passé un vrai bon moment devant ce film et je suis pour une fois complètement ravie du message qui est passé. Pour ne rien gâcher, j’ai trouvé les décors superbes & l’animation très bien.

Je finis cette mini critique avec une scène qui n’a finalement pas été ajoutée du film et que je trouve très triste et touchante. (merci Rockyrama pour l’info 🙂 )

Dans mon historique #9

The one thing that bothered me about « Finding Dory »

Gerald Finding Dory

Article court mais intéressant. Attention, légers spoilers.

Le retour de la consigne

consigne

J’essaye, depuis presque un an, de réduire au maximum mes déchets. Sans aller jusqu’à réduire mes déchets annuels à un bocal (c’est le cas de Bea Johnson, pour une famille de 4 personnes !), je privilégie les emballages en verre à ceux en plastique… Mais ça serait beaucoup plus utile avec une consigne qu’avec le recyclage 😉

Et tant qu’on est dans l’écologie, Le Chili produit tant d’énergie solaire qu’il la distribue gratuitement

Attrapez-les tous !

Vous vous êtes déjà demandé d’où viennent les noms des Pokémons ? Cet article vous les explique tous 😉

« moi j’m’en fous, j’aime pas le Nutella ! »

Quand on commence à parler d’huile de palme et surtout de l’éviter, pas mal de gens sont d’accord avec le principe mais ne se sentent pas concernés. Bah oui, à part le Nutella qui commence à être (salement) connu pour son utilisation de l’huile de palme, il est dur de se rendre compte du nombre de choses que nous mangeons tous les jours qui en contiennent.

Sans mon végétalisme qui me pousse à lire en détail les étiquettes de tous les nouveaux produits qui me tombent sous la main, je ne me serai pas rendu compte de l’ampleur des dégâts. Je n’ai par exemple pas réussi pour le moment à trouver de margarine sans huile de palme. Je connais plusieurs marques disponibles aux US, mais pas en France. Et je ne parle pas des gâteaux, des tartinades et autres produits vegan / bio hors de prix mais contenant la fameuse huile…

Pour information, voici une liste non exhaustive.

Je ne veux pas donner de leçons (surtout que je n’ai pas complètement écarté l’huile de palme de mon alimentation, pour le moment en tout cas), juste attirer l’attention sur le nombre de produits en contenant sans qu’on s’en doute 🙂

Et pour compléter, une interview intéressante : «Partout, au restaurant ou dans votre magasin, demandez des produits sans huile de palme».

La responsabilité des designers

Il y a quelques jours, @mariejulien a poussé une gueulante sur Twitter (oui, la dernière gueulante dont je parlais c’était déjà lui 🙂 ) :

À lire en entier ici

Ça m’a permis de découvrir la conf’ « How designers destroyed the World » de Mike Monteiro, qui est super intéressante :

Bonne lecture 😉