Wreck it Ralph

Le film nous présente Ralph, le méchant du jeu Fix-it Felix, dont le rôle est de casser un immeuble que Félix s’empressera de réparer. Ralph est très bon dans ce qu’il fait, mais il en a marre de ne jamais être reconnu pour son travail, de subir des contrôle au faciès, d’être mis à l’écart par les gentils. En deux mots, Ralph ne veut plus être un méchant.

C’est cette idée de départ assez géniale qui fait que j’attendais le film avec impatience depuis plusieurs mois, avec la peur d’être déçue qui va de paire. Heureusement, le film est à la hauteur de ce que j’attendais 🙂

Pour moi, Wreck it Ralph a réussi ce que Scott Pilgrim a raté : trouver le bon équilibre dans l’hommage et les références. L’histoire originale, la quête de Ralph permet de justifier tous les caméos et clins d’oeil. Les effets visuels qui étaient gonflants dans SP (les « BANG » et autres jauges de vie dans les airs) sont ici beaucoup plus discrets et mieux intégrés.

Pendant toute la phase d’exposition, on découvre l’univers de la salle d’Arcade, et principalement la « gare centrale », la multiprise sur laquelle sont branchés les jeux, et qui permet aux personnages de toutes les bornes d’arcade de se retrouver. Tout ça est bien pensé, c’est cohérent, et on imagine bien Bowser et Zangief aller se boire une pinte chez Tapper pendant que Mario et Fix It Felix vont se faire une petite course chez Sugar Rush.

A cette occasion, on croise des personnages cultes, comme Zangief, Qbert ou le méchant de Sonic. Certains regretteront qu’ils n’aient pas un rôle plus important dans le film, mais j’ai trouvé que les caméos étaient assez bien foutus. La fameuse scène des « Bad anon » que tout le monde a vu et revu dans la bande annonce (c’est vraiment dommage d’ailleurs :/) est excellente.

Bad anon

Les 20 premières minutes du film sont fabuleuses. Graphiquement, c’est parfait. Représenter un jeu vidéo en 2D (à la Donkey Kong) dans un film 3D aurait pu donner un résultat plat (!), mais ici c’est parfaitement géré, et le plan où on passe d’une vue à l’autre dans le jeu Fix it Felix est magnifique. Les personnages sont animés en fonction de leurs mouvements en 2D, et le passage d’un monde à l’autre est superbe (le passage chez Pacman). J’ai vraiment été bluffée par l’animation.

Le fonctionnement à la Toy Story est bien pensé, c’est assez marrant de voir les personnages se presser parce qu’il y a une « alerte pièce ».

Le personnage de Ralph est attachant, il lui manque un petit quelque chose pour en faire un personnage Disney mythique, mais son duo avec Vannelope fonctionne très bien.

Ralph et Vanellope von Schweetz

L’histoire qui se met en place est assez simple, mais c’est efficace, et j’ai été surprise 2 ou 3 fois par les rebondissements. Si je devais faire un reproche au film, j’aurai aimé qu’on passe un peu moins de temps dans le monde de Sugar Rush, un peu trop dégoulinant de sucre et de mignoncité colorée à mon goût, mais après quelques longueurs, le final rattrape tout, dans une énorme référence à la « culture internet », qu’on voit venir à 30m, mais qui est intelligemment gérée.

Contrairement à « Les 5 légendes » que j’avais trouvé un peu trop gamin sur les bords, Wreck-it Ralph est vraiment pensé pour plaire aux adultes autant qu’aux enfants, et à part une malheureuse session de gags à base de prouts (je vous rassure, ça dure 30 secondes), c’est très drôle.

On sent que c’est un hommage sincère aux jeux vidéos, et on sent l’amour pour les salles d’arcades et aux jeux retros (« ça veut dire qu’on est vieux mais cool »). D’ailleurs, je pense qu’il y avait du gros fan de Street Fighter dans l’équipe, vu le ratio de références à cette franchise en particulier.

En revanche, je n’ai pas eu droit à Paperman avant le film, j’ai l’impression de m’être fait avoir :/