The Verve - Urban Hymns

Bitter sweet symphony doit être le morceau que j’ai le plus écouté au lycée et The drugs don’t work celui de mes années d’IUT. Bizarrement, je n’avais jamais cherché à écouter autre chose de The Verve avant de voir qu’un de mes éclaireurs SensCritique avait noté Urban Hymns.

Et là, c’est la claque : non seulement Urban Hymns contient les deux bijoux cités plus haut, mais en plus le reste de l’album est au moins aussi bon ! À part Neon wilderness, que je virerai sans grand regret, tout est à sa place sur ce disque.

On commence en grande pompe avec Bitter sweet symphony, qui est géniale mais dont on frôle l’overdose, puis on enchaîne sur la mélancolique Sonnet, qui me fait penser à du Unbelievable Truth, pour le côté écorché vif et la voix suppliante par moment. The Rolling People nous emmène dans un registre nettement plus rock mais ne détonne pas au milieu des chansons plus pop.

The Drugs don’t work est pour moi la meilleure chansons de l’album. La lente montée en puissance, la voix de Richard Ashcroft, son tremblement, ses hésitations sur certains mots, la mélodie hypnotique…

Je ne peux pas m’empêcher de penser à Led Zep et plus précisément à Ramble On sur Catching the Butterfly, sans trop savoir expliquer pourquoi. Weeping Willow est surprenante. Je n’aime habituellement pas trop les superpositions de voix, l’effet « chorale » dans les morceaux pop, mais ici c’est parfaitement maîtrisé.

Lucky man est le 3ème bijou de cet album. Cette chanson, c’est un condensé de ce que la britpop fait de mieux. One Day est de la même veine, je regrette juste la batterie un peu trop présente à mon goût.

L’album s’essouffle un peu sur la fin, à mon avis. Les 3 derniers morceaux ne sont pas mauvais, ils sont juste moins percutants. Cette fin en demi-teinte n’empêche pas Urban Hymns d’être un petit bijou de pop à écouter en boucle.