Switched at birth

Deux adolescentes découvrent qu’elles ont été échangées à la naissance. L’une est sourde et vit dans un quartier pauvre avec sa mère célibataire tandis que l’autre a grandi dans une famille aisée en compagnie de ses deux parents et de son frère.

Switched at birth n’est pas la série du siècle et n’a de toute façon pas été crée pour, mais c’est mon coup de cœur du moment. Je suis tombée dessus un peu par hasard, sans trop savoir à quoi m’attendre, et j’ai été très agréablement surprise.

Le point de départ est assez bien trouvé, et permet d’amener des situations assez intéressantes, que ce soit les rapports entre Daphné et Bay, la manière dont les parents appréhendent la situation, ou les différences d’éducation.

La première chose que j’ai apprécié, c’est que les scénaristes n’ont pas trop insisté sur le fait que la famille Kennish a un niveau de vie sensiblement supérieur à celui de Regina. On le sent, forcément, mais ils n’ont pas caricaturé la « famille latino des bas quartiers » façon Hilda Suarez dans Ugly Betty.

Et surtout, je trouve le thème de la surdité et de la rencontre du monde des sourds et des entendants bien traité. Je ne sais pas si un sourd ou quelqu’un qui connait bien la culture sourde penserait la même chose ; si ça se trouve, Daphné est une mauvaise caricature ; mais son personnage, ses relations avec les entendants, la vision d’Emmet… tout ça m’a fait réfléchir sur le sujet, et m’a appris des choses.

Je viens de finir les 10 premiers épisodes, et j’ai hâte de voir les suivants, en espérant qu’ils ne se concentrent pas trop sur les histoire de cœur des filles, au risque de passer à côté des thèmes intéressants.

Edit : Deux saison et demi plus tard, j’aime toujours autant la série, qui reste intéressante malgré l’orientation teen / drama. Le thème de la surdité est de plus en plus mis en avant, avec l’arrivée de nouveaux personnages sourds et malentendants, et l’arc narratif sur Carlton, l’école pour sourds.