La guerre d’Hollywood contre le piratage a commencé le 19 février 2004, par un simple coup de téléphone. C’est arrivé dans une boutique T-Mobile, près de Los Angeles. La personne qui appelait a dit au vendeur qu’elle travaillait au siège de T-Mobile à Washington. « Nous avons appris que vous rencontriez des problèmes avec les outils de votre compte client ? » a demandé le correspondant.

« Non, pas du tout », a répondu l’employé. « C’est juste un peu lent. »

« C’est pourtant ce qui est écrit dans le rapport », a poursuivi la personne au bout du fil. « Nous allons devoir vérifier ça rapidement.»

« D’accord, qu’est-ce qu’il vous faut ? » Et l’employé a consciencieusement donné à son interlocuteur l’accès à l’intranet de son entreprise pour gérer les comptes clients, en lui fournissant son nom d’utilisateur et son mot de passe. L’interlocuteur en question n’était en réalité qu’un jeune hacker de 16 ans du nom de Cameron Lacroix, résidant dans le Massachusetts. Il a expliqué plus tard au Washington Post qu’il lui avait suffi de quelques connaissances en ingénierie sociale pour réaliser le premier grand piratage d’Hollywood.

L’article est long, mais fascinant.